Prévoir les arrêts cardiaques trois jours à l'avance grâce à la météo, une étude hongroise l'affirme

Prévoir les arrêts cardiaques trois jours à l’avance grâce à la météo, une étude hongroise l’affirme

22.09.2026 07:36
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Des chercheurs hongrois anticipent les risques d’accidents cardiaques en période de froid

Des équipes de l’Université Semmelweis (Budapest), de l’Université de technologie et d’économie de Budapest et du Service national d’ambulance hongrois ont trouvé un moyen de prédire le risque d’accidents cardiaques. Leur étude, publiée le 15 septembre dans la revue Public Health, établit un lien entre les données de 114 000 arrêts cardiaques hors de l’hôpital et les conditions météorologiques quotidiennes, mettant en évidence l’impact de la température, des vents, de la pression atmosphérique, de l’humidité et de la qualité de l’air sur ces incidents, rapporte TopTribune.

Les chercheurs ont constaté que la baisse des températures est l’un des principaux facteurs météorologiques déclencheurs d’arrêts cardiaques : chaque réduction de 1 °C de la température moyenne est associée à une augmentation de 1,4 % des incidents hors hôpital.

Un risque accru en hiver

Contrary à l’idée répandue, le risque d’arrêts cardiaques est plus élevé par temps froid que par temps chaud. En hiver, ce risque augmente de 18 % par rapport à l’été. « En hiver, la moindre activité physique demande un effort important au cœur », explique la Fédération française de cardiologie. « Marcher dans le froid équivaut à courir un 100 mètres. Les artères coronaires se contractent, ce qui peut provoquer des ruptures des plaques d’athérome, et entraîner un accident aigu par thrombose. »

Les scientifiques hongrois avancent qu’une chute quotidienne de plus de 5 °C pourrait servir de signal d’alerte. De plus, cet effet n’est pas immédiat ; le nombre d’arrêts cardiaques peut continuer d’augmenter jusqu’à trois jours après le changement de temps.

« Cela pourrait permettre de développer des systèmes d’alerte précoce susceptibles de prédire une augmentation de la demande de services de santé plusieurs jours à l’avance », clarifient-ils. L’objectif n’est pas de dire ‘vous, vous êtes à risque demain’, mais plutôt d’avertir : ‘attention, dans 1 à 3 jours, on s’attend à plus d’interventions que d’habitude’. »

Importance cruciale de l’anticipation

Les arrêts cardiaques survenant hors de l’hôpital représentent l’une des principales causes de mortalité dans les pays développés. En Europe, leur incidence est estimée entre 67 et 170 cas pour 100 000 habitants par an, avec un taux de survie inférieur à 10 %. Savoir les anticiper pourrait mener à des mesures de prévention et sauver des vies.

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