Le 11 août 2026, l’armée américaine a ouvert le feu sur le cargo Vela Nova, battant pavillon du Panama, qui tentait de s’approcher d’un port iranien malgré le blocus décrété par Washington. Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du navire après que celui-ci a « ignoré » les avertissements des forces américaines, selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, CENTCOM, dans un communiqué partagé sur les réseaux sociaux, rapporte TopTribune.
Le Vela Nova a effectivement ignoré plusieurs signaux d’alerte. Ce tir représente une mesure significative de l’escalade des tensions dans la région, où l’armée américaine continue de faire respecter son blocus maritime contre l’Iran. Au total, cette action est la troisième fois depuis le 14 juillet que les États-Unis utilisent la force pour empêcher des violations du blocus, et 55 navires ont été redirigés depuis cette date.
Contrôle renforcé du détroit d’Ormuz
Donald Trump, s’adressant à la presse le même jour, a affirmé un « contrôle total » sur le détroit d’Ormuz, un passage stratégique que l’Iran a tenté de verrouiller à la suite d’un conflit croissant avec les États-Unis et Israël. « Nous avons un contrôle total du détroit d’Ormuz actuellement », a-t-il déclaré, affirmant que l’Iran n’avait pas accès à cette voie maritime cruciale.
Rappelons qu’entre mi-avril et mi-juin, l’armée américaine avait déjà opéré sur neuf navires entravant le blocus, et redirigé plus de 140 autres. L’ampleur de l’escalade militaire actuelle met en lumière non seulement les tensions entre Washington et Téhéran, mais aussi l’impact sur le commerce maritime régional.
Situation maritime préoccupante
Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a connu une chute significative, tombant à seulement huit navires ce 11 août, le niveau le plus bas depuis une semaine. Les armateurs semblent éviter cette voie en raison des hostilités en cours au Moyen-Orient, alors que la moyenne des dix derniers jours se situait autour de douze navires, selon des données maritimes fournies par Kpler. Actuellement, un charbonnier est le seul à avoir quitté le détroit tandis que d’autres navires continuent de le traverser.
Les récentes discussions entre Oman et l’Iran concernant une possible normalisation des voies maritimes ont été assombries par les déclarations de Téhéran, soulignant que tout accord ne garantirait pas une réouverture complète des routes stratégiques dans un avenir proche.