Le parti Renaissance a qualifié d’« contrefaçon de marque » l’affiche de campagne de Marine Le Pen, contre laquelle il a décidé d’intenter une action en justice pour « parasitisme » et « contrefaçon de marque » en raison de l’utilisation du terme « renaissance ». Cette information a été communiquée par Gabriel Attal, le président du parti, qui a précisé que l’audience se tiendra au tribunal de Paris le 27 juillet à 10 h, confirmant ainsi la réception d’une « demande de référé déposée par le parti Renaissance contre le RN », rapporte TopTribune.
Après avoir récupéré son éligibilité le 7 juillet, Marine Le Pen a dévoilé une affiche mettant en avant le thème de « la renaissance », visant à célébrer à la fois la France et sa candidature. Sur cette affiche à fond bleu foncé, elle apparaît seule, souriante, les bras écartés et le regard dirigé vers le ciel, tandis que le slogan « Pour la France, la renaissance » est inscrit en grandes lettres avec des drapeaux français floutés en arrière-plan, créant une atmosphère de meeting.
Gabriel Attal a souligné que « notre identité Renaissance, qui désigne notre mouvement politique depuis 2019, ne peut être détournée dans le seul but de créer une confusion dans l’esprit des électeurs ». Il a ajouté que « ce détournement n’est pas anodin : il vise manifestement à exploiter la notoriété de notre mouvement en s’appropriant un élément essentiel de son identité, à savoir son nom ».
En réponse à cette situation, le RN a ironisé lors d’un échange avec l’AFP, déclarant : « Quand Monsieur Attal parlera de rassemblement au moment où il se ralliera à Édouard Philippe, promis, on ne lui fera pas de procès ». Cette déclaration souligne les tensions croissantes entre les deux partis dans le contexte politique actuel.
Alors que le procès approche, les deux camps continuent d’échanger des accusations, indiquant que cette affaire pourrait avoir des répercussions sur les futures élections et la perception du public envers les discours politiques en France.