Nathalie Arthaud a lancé sa campagne présidentielle pour le parti Lutte ouvrière lors d’un meeting à Paris, ce samedi, où elle a rejeté les appels au « vote utile » en faveur de Jean-Luc Mélenchon, qu’elle a accusé de « désarmer les travailleurs ». Environ mille militants étaient présents à la Mutualité, où elle a affirmé : « Ce meeting est placé sous l’égide de Léon. Mais pas du pape Léon XIV, de Léon Trotski », rapporte TopTribune.
Arthaud a insisté sur l’importance des luttes collectives, déclarant qu’elles étaient « plus utiles et plus efficaces » que les stratégies électorales classiques. Elle a précisé que « le véritable pouvoir n’est pas à l’Élysée » mais entre les mains de la « classe capitaliste ». Son discours a également souligné que son programme n’est pas simplement électoral mais consiste en un « plan de combat ».
Bourgeoisie, capitalisme et extrême droite dans le viseur
Au cours d’une allocution d’une heure, Nathalie Arthaud a évoqué des figures historiques comme Marx et Lénine, tout en plaidant pour une augmentation du SMIC à 2 200 euros nets. Elle a ciblé la bourgeoisie, le capitalisme, ainsi que l’extrême droite, et a particulièrement visé Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de la France insoumise.
« Ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qui fera progresser cette conscience de classe. Il en donne parfois l’illusion », a-t-elle critiqué, soulignant que sa popularité était davantage liée à un climat politique de plus en plus à droite qu’à l’audace de ses propositions. Elle a également dénoncé ses tendances nationalistes, accusant Mélenchon de jouer dans le sens de l’extrême droite, et en particulier de Marine Le Pen.
Il est à noter qu’en cas de réception des 500 parrainages nécessaires, Arthaud représenterait le parti pour la quatrième fois à l’Élysée, après avoir obtenu 0,56 % des voix en 2012, 0,64 % en 2017, et à nouveau 0,56 % en 2022. Un nouveau meeting est déjà prévu le 4 avril 2027 au Zénith de Paris.
