Vote imminent sur la loi d’urgence agricole en France : un rejet des pesticides toxiques exprimé par les enseignants
Alors que la loi d’urgence agricole va être soumise à un ultime vote au Parlement en début de semaine, après un compromis trouvé en commission mixte paritaire, l’insoumise fait état d' »un immense rejet par la population française des pesticides toxiques », rapporte TopTribune.
Aurélie Trouvé, députée LFI de Seine-Saint-Denis, a déclaré le 18 juillet que le projet de loi, qui permettrait la réautorisation de deux insecticides, l’acétamipride et le flupyradifurone, suscite une forte opposition. Cette nouvelle législation, désormais prête à être soumise à l’Assemblée nationale et au Sénat, soulève des mobilisations dans tout le pays ce week-end.
Selon Trouvé, le vote prévu sera « très serré ». Elle interpelle ses collègues en affirmant : « Chaque député va être mis devant ses responsabilités. Est-ce que Gabriel Attal ou les amis d’Édouard Philippe assument de voter pour une telle loi criminelle, contre les enfants ? » La députée évoque une pression croissante exercée par la population sur les parlementaires.
Elle a également souligné que de nombreux scientifiques ont appelé à la mobilisation, notant que c’est la première fois qu’autant d’entre eux s’expriment publiquement contre ce texte, jugé dangereux. « Les gens n’ont pas envie que leurs enfants puissent manger des produits traités avec des pesticides nocifs », a-t-elle ajouté, soulignant l’inquiétude croissante des consommateurs.
Trois jours avant le vote, Trouvé critique la loi, affirmant qu’elle « ne répond aucunement aux problèmes concrets des agriculteurs ». Selon elle, certaines des améliorations apportées par l’Assemblée nationale, comme l’établissement de prix minimums pour les agriculteurs, ont été supprimées par les sénateurs. « Il ne reste que le pire dans ce texte », a-t-elle averti, faisant référence à la réautorisation de pesticides dangereux et à la facilitation de constructions nuisibles telles que les mégabassines.
Elle conclut que même une partie du monde agricole refuse cette loi, qui serait davantage favorable à l’agro-business qu’à une agriculture responsable, indiquant une dissension croissante au sein du secteur.