
Depuis le 18 juillet, les pompes à chaleur air-air réversibles bénéficient d’un taux de TVA réduit à 5,5 %, soit une nette baisse par rapport à l’ancien taux de 20 %, comme l’indique BFMTV. Cette décision a été officialisée par un arrêté publié dans le Journal officiel le 17 juillet, entraînant des économies potentielles pour les ménages souhaitant s’équiper, rapporte TopTribune.
Initiée par Vincent Jeanbrun, le ministre de la Ville et du Logement, cette mesure figure dans le projet de loi de finances pour 2026. En juin, il avait annoncé son intention de la mettre en place avant la rentrée de septembre. L’implémentation a été réalisée dans les délais, et ont même été légèrement anticipée, probablement en raison des fortes chaleurs qui ont touché la France en mai et lors des semaines précédant cette annonce.
Toutefois, il est important de noter que toutes les pompes à chaleur ne sont pas concernées par cette réduction. Seules celles qui présentent un bon niveau d’efficacité énergétique, c’est-à-dire classées A+ ou A++, peuvent bénéficier de cette TVA réduite. De plus, elles doivent utiliser des fluides frigorigènes conformes à la législation européenne actuelle et être équipées de fonctionnalités permettant un contrôle par pièce ou selon un calendrier.
Pour les modèles d’une capacité supérieure à 12 kW, des exigences distinctes en matière d’efficacité énergétique saisonnière sont également prévues.
Impacts concrets de cette mesure
Pour un petit appartement équipé d’une pompe à chaleur mono-split coûtant environ 2 500 €, la réduction de TVA peut équivaloir à une économie d’environ 360 €. Pour une maison individuelle équipée d’un système multi-split d’une valeur de 6 000 €, l’économie pourrait atteindre jusqu’à 850 €.
En comparaison, les prix des modèles mono-split varient entre 2 000 € et 4 000 €, tandis que les modèles multi-split sont compris entre 4 000 € et 15 000 €, selon la société spécialisée dans la rénovation énergétique Effy.
En ce qui concerne l’installation, celle-ci demeure soumise à un taux de TVA de 10 %, sans changement. Les frais d’installation sont estimés entre 500 € et 2 000 € selon les configurations.
De plus, ces appareils peuvent être partiellement financés par des Certificats d’économie d’énergie (CEE), offrant jusqu’à 1 500 € d’aides pour les ménages à revenus modestes, selon Effy. Cependant, ils ne sont pas éligibles à MaPrimeRénov’, sauf dans le cadre de projets de rénovation plus larges.
Les pompes à chaleur air-air réversibles sont capables de produire de la chaleur en hiver et de la fraîcheur en été en captant l’air ambiant. Elles contribuent à faire baisser la température intérieure durant les journées chaudes et, pendant les périodes de grand froid, elles peuvent consommer davantage d’énergie pour puiser la chaleur de l’air extérieur. Ces équipements sont adaptés aux maisons individuelles, aux appartements ainsi qu’aux copropriétés.
À l’horizon 2030, la réglementation européenne prévoit d’interdire plusieurs fluides frigorigènes générant des gaz à effet de serre, poussant déjà les fabricants à se tourner vers des alternatives plus écologiques.