
Avec l’arrivée de l’été, les plages attirent de plus en plus de monde. Toutefois, la plage de Punta Molentus, située à Villasimius sur la côte sud-est de la Sardaigne, a institué une règle surprenante : l’interdiction des parasols pour les individus âgés de 10 à 65 ans. Cette initiative, jugée « inédite et singulière », a pour but d’alléger l’encombrement visuel et de protéger un paysage jugé « digne d’une carte postale ». Elle suscite de vives réactions et soulève des interrogations quant à sa légitimité en France, rapporte TopTribune.
Une réglementation italienne controversée
À Punta Molentus, seuls les enfants de moins de 10 ans et les personnes de plus de 65 ans sont autorisés à utiliser un parasol. Les tentes et tonnelles sont également prohibées. La municipalité justifie cette mesure par des préoccupations écologiques et culturelles, cherchant à modérer l’impact humain sur cet endroit. En France, la préservation des écosystèmes côtiers est aussi considérée comme prioritaire.
Cette décision a entraîné de nombreuses réactions. Sur le compte Facebook de la mairie de Villasimius, les commentaires oscillent entre incompréhension et indignation. Des réactions dans des médias étrangers, tel que The Guardian, ont conduit certains internautes à ironiser sur le fait qu’il faudrait « louer un enfant pour planter un parasol ». Un certain paradoxe est également mis en avant : l’accès à cette plage est déjà soumis à une entrée de 10 €.
Une réglementation similaire en France, possible ?
La question se pose alors : une disposition analogue serait-elle envisageable en France ? D’un point de vue légal, la situation est complexe, mais la réponse pourrait être affirmative, sous certaines conditions. L’article L. 2122-1 du Code général de la propriété des personnes publiques (CGPPP) stipule que les plages sont considérées comme domaine public. Ce texte indique que « nul ne peut, sans autorisation, occuper ou utiliser une partie du domaine public de manière excédant l’usage qui en appartient à tous ». Sur cette base, une commune pourrait interdire, dans certains cas, l’installation de parasols, de serviettes ou de tentes. En France, la réglementation des plages est déjà très stricte.
En pratique, l’utilisation temporaire de tels équipements est généralement tolérée pendant quelques heures. Cependant, des arrêtés préfectoraux ou municipaux peuvent imposer des limitations, particulièrement dans les zones protégées, souvent dans le but de préserver des espaces environnementaux sensibles.
Impact sur l’environnement et la santé
À Punta Molentus, l’adoption de mesures plus strictes fait suite à plusieurs incidents, dont un incendie criminel survenu en juillet 2025, qui avait conduit à la fermeture temporaire de la plage et à la destruction de plus de 200 véhicules, mettant en lumière les défis liés à la surpopulation. Des événements marins exceptionnels ont également influencé cette décision.
Au-delà des aspects environnementaux, l’interdiction des parasols pose également des enjeux sanitaires. Les risques de coups de chaleur et de cancers de la peau augmentent lorsque les températures estivales dépassent les 40 °C. Bien que le parasol n’offre pas une protection totale contre le soleil, il constitue un abri que les usagers ne peuvent plus utiliser comme bon leur semble.