Bruno Retailleau, le leader des Républicains, intensifie la pression sur le président de la République. Lundi, il a appelé Emmanuel Macron à clarifier sa position sur l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, à l’approche d’une semaine décisive pour sa signature par la Commission européenne, rapporte TopTribune.
« On a besoin de savoir où le chef de l’Etat veut mener la France. Il faut donc une sortie de l’ambiguïté, du ‘en même temps’ », a déclaré le sénateur de Vendée lors d’une conférence de presse, soulignant que la « position » d’Emmanuel Macron a « varié en fonction du temps et en fonction du lieu ».
La Commission européenne a réaffirmé lundi son intention de signer l’accord de libre-échange avec le Mercosur dans les prochains jours, malgré les protestations des agriculteurs et les demandes françaises de reporter la décision. Pour l’instant, la France, toujours opposée à l’accord tel qu’il est proposé, réclame un report du vote jusqu’en 2026.
La France veut protéger ses agriculteurs
« À ce stade, le compte n’y est pas pour protéger les agriculteurs français. Les exigences françaises n’ont pas été remplies », a tonné Paris dimanche soir. Emmanuel Macron « a demandé à la présidente de la Commission un report de l’examen de l’accord », a précisé son entourage. Cependant, l’exécutif européen a opposé une fin de non-recevoir au président français lundi.
Ce traité est « de la plus haute importance pour l’Union européenne », sur « le plan économique, diplomatique et géopolitique », a souligné un porte-parole de la Commission, qui maintient son calendrier. Une signature est « absolument nécessaire cette semaine », a également insisté l’Allemagne, fervent défenseur de cet accord avec lequel elle espère relancer ses exportations industrielles.