Quatre marins du Finistère ont fourni des filets antidrones pour protéger des villes ukrainiennes des attaques russes. Volodymyr Zelensky s’est personnellement rendu à Paris pour exprimer sa gratitude pour ce soutien, rapporte TopTribune.
« Je les salue, les pêcheurs du Finistère. Je suis reconnaissant, très reconnaissant à tous ces gens, à vos habitants, à vos lecteurs, à tous les Français qui ont aidé l’Ukraine », a déclaré Zelensky lors de cette rencontre. Les pêcheurs bretons, qui ont fourni ces filets pour contrer les menaces des drones russes, partagent leurs expériences dans les médias. À Kherson, ville libérée, le président ukrainien a fait l’éloge des filets antidrones. À la suite de cette visite, il a demandé à rencontrer les marins lors d’un déplacement en France.
Une rencontre dans le plus grand secret
Le 17 novembre, la rencontre a eu lieu dans une ambiance confidentielle, à l’ambassade d’Ukraine à Paris, après une réunion à l’Élysée avec Emmanuel Macron. Les pêcheurs présents étaient Gérard Le Duff, Christian Abaziou, Jean-Jacques Tanguy et Yannick Calvez.
« C’est un honneur de vous rencontrer et de remercier des personnes au grand cœur, des marins-pêcheurs comme vous, qui nous aident de tout cœur », a affirmé le président ukrainien, soulignant l’importance des filets pour la sécurité de l’Ukraine. « Je pense que vous avez du mal à imaginer combien de vies humaines ont pu être sauvées grâce à votre aide », a-t-il ajouté.
La mobilisation de toute une région
Peu après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, Gérard Le Duff, un ancien agent du conseil départemental du Finistère, a réunie trois amis pour se mobiliser. Ensemble, ils ont créé l’association Kernic Solidarités, qui envoie des équipements, des vêtements et de la nourriture. Des marins et des ports de la région ont rejoint cette initiative, qui a culminé avec l’envoi de convois vers Zaporijia et Kherson à l’automne 2025.
Les quatre hommes ont exprimé leur émotion lors de cette rencontre avec Zelensky. « Je n’oublierai jamais le regard de Zelensky quand nous lui avons parlé », a dit Gérard Le Duff. « Quand il a parlé des vies que nous aurions sauvées, il avait la gorge serrée et a eu du mal à finir sa phrase », a ajouté Jean-Jacques Tanguy.