Valérie Pécresse, ancienne candidate des Républicains à la présidentielle, appelle à un repositionnement de la droite républicaine, affirmant qu’elle « ne doit pas servir de caution de respectabilité » au Rassemblement national. Dans un article publié dans La Tribune du Dimanche, elle critique l’idée d’une alliance avec ce parti ainsi qu’avec La France insoumise, qu’elle considère comme « les deux faces d’une même impasse », rapporte TopTribune.
La présidente de la région Île-de-France souligne que les divergences entre les deux partis sont profondes, déclarant que « LFI, c’est la France divisée et ruinée ». Elle va plus loin en qualifiant le RN de « sauveur » qui dissimule un programme économique inspiré par l’extrême gauche, tout en dénonçant ses positions « ambivalentes » sur l’Europe et son admiration pour des figures comme Vladimir Poutine et Donald Trump.
« Ceux qui méprisent la droite républicaine »
Pécresse évoque également la nécessité d’un cap clair pour la France, déclarant : « Après une décennie de navigation à vue, la France a besoin d’un cap et d’une boussole, pas d’une girouette qui la conduirait au naufrage ». Son appel à une coopération politique dans le camp des Républicains est également teinté d’avertissements contre ceux qui envisagent une alliance avec le RN, les décrivant comme ceux « qui méprisent la droite républicaine, ses valeurs et son histoire ».
Une alliance pour la présidentielle ?
Elle insiste sur le fait que « la droite n’est pas à vendre » et qu’elle doit se concentrer sur la redressement du pays, plaidant pour un rassemblement dès le premier tour de la présidentielle entre « anciens de l’UMP, gaullistes, centristes, membres d’Horizons » et « déçus du macronisme ». Cette déclaration survient peu après la publication du livre « Le journal d’un prisonnier » de Nicolas Sarkozy, qui insiste sur l’importance d’un esprit de rassemblement large pour la reconstruction de la droite, sans anathème.
De son côté, Xavier Bertrand, un autre président de région LR, a affirmé son opposition aux extrêmes, déclarant qu’il ne veut « ni LFI ni Rassemblement national ». L’appel à la réconciliation au sein de la droite française devient ainsi de plus en plus pressant dans le contexte politique actuel.