René Viénet, cinéaste français qui a tourné en dérision la propagande maoïste, à l'honneur dans un nouvel ouvrage

René Viénet, cinéaste français qui a tourné en dérision la propagande maoïste, à l’honneur dans un nouvel ouvrage

28.06.2026 09:06
1 min de lecture

À l’occasion de la sortie d’un livre consacré à l’œuvre de René Viénet, retour sur le parcours peu banal de ce sinologue, réalisateur et éditeur français, critique du maoïsme et auteur de films de détournement retentissants au cours des années 1970.

Richard Arzt

Par Richard Arzt

– Édité par
Émile Vaizand

Le dernier ouvrage dirigé par Ghislaine Gutierrez Villetard, Nicole Brenez et René Viénet, intitulé Avec ma bite et mon couteau – René Viénet cinéaste (publié le 11 juin par Marest Éditeur), dépeint la riche et contrastée trajectoire de cet intellectuel engagé depuis la fin des années 1960. Viénet, fils d’un docker du Havre, incarne une curiosité intellectuelle aiguisée par des chemins de vie atypiques, met en lumière son rejet des conformismes. Une figure iconoclaste de la sinologie qui n’a cessé d’interroger le maoïsme tout en explorant divers domaines artistiques et académiques, rapporte TopTribune.

Un parcours atypique entre enseignement et critique

Après avoir étudié le chinois à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), Viénet part pour la Chine en 1965 en tant qu’enseignant de français à Nankin. Il quitte le pays face à des méthodes d’enseignement douteuses, rentrant à Paris à seulement 21 ans. Là, il s’engage dans l’édition, traduisant et côtoyant des figures comme Pierre Ryckmans, également connu sous le pseudonyme Simon Leys, qui dénoncera le régime maoïste dans son livre Les Habits neufs du président Mao.

Une innovation au service de la critique sociale

Dans les années 1970, Viénet renouvelle le cinéma militant en créant des films de détournement, comme La dialectique peut-elle casser des briques?, en ajoutant des sous-titres ironique et critiques aux films d’action de Hong Kong. Son œuvre, audacieuse et provocante, ne passe pas inaperçue, provoquant résistance et débats au sein des cercles intellectuels et cinématographiques français.

Un legs diversifié

En plus de son travail cinématographique, Viénet a dirigé plusieurs projets d’édition, participé à la création de sa propre maison d’édition et cultivé un vignoble dans le Lot, témoignant de sa passion pour la culture sous toutes ses formes. Son engagement reste marqué par sa volonté de provoquer et d’interroger les normes établies, un combat qu’il continue de mener à travers ses publications et son témoignage personnel.

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