Face à une hausse de loyer jugée injustifiée, Judy Belfield, une retraitée australienne de Melbourne, a continué de payer son ancien tarif jusqu’à obtenir l’annulation de son expulsion par la justice. Cette victoire symbolique résonne fortement dans le pays, rapporte TopTribune.
C’est l’histoire d’une résistance remarquable en Australie. Dans la ville de Melbourne, Judy Belfield a défié l’augmentation de loyer imposée par son bailleur et a remporté une victoire judiciaire déterminante. Selon des sources locales, la retraitée a continué de verser son loyer basé sur le montant habituel, ignoré la hausse annoncée, et a finalement vu son avis d’expulsion annulé par une décision de justice.
Tout débute en 2023, lorsque la société HousingFirst, une organisation à but non lucratif responsable de la gestion de logements sociaux, prend le contrôle des propriétés Glenloch, situées à l’est de Melbourne. Très rapidement, le nouveau gestionnaire décide d’augmenter les loyers pour couvrir les frais d’entretien et pour harmoniser les prix avec le reste de ses offres.
« Pas de retard de paiement »
Cette décision n’a pas convaincu Judy Belfield, qui payait 234 dollars australiens (environ 144 euros) par semaine. L’augmentation prévue aurait porté son loyer à 299 dollars par semaine, soit un ajout de 65 dollars australiens (40 euros). En un mois, cette hausse aurait conduit la retraitée à payer plus de 800 euros, une perspective inacceptable pour elle. Judy atteste avoir reçu la notification d’augmentation mais, la considérant sans fondement, elle choisit de continuer à régler son loyer au tarif habituel.
Peu après, Judy reçoit un avis d’expulsion de HousingFirst, qui lui réclame une dette locative de plus de 1 000 dollars australiens (617 euros). Refusant cette accusation, elle décide de porter l’affaire devant les tribunaux. « Elle ne pense pas que cet avis ou cette lettre justifiait une augmentation valide de son loyer, elle a donc continué à payer au tarif précédent », déclare son avocate, soulignant que la locataire n’était pas en retard de paiement au moment où l’avis a été délivré.
Vivienne Topp, membre senior du Victorian Civil and Administrative Tribunal (VCAT), a jugé l’avis d’expulsion « non valide », précisant que HousingFirst s’était trompé sur le montant que devait payer Judy Belfield. L’affaire pourrait être réexaminer par le VCAT pour une nouvelle évaluation.