Un dentiste belge comparaît pour agressions sexuelles sur ses patientes
Le dentiste et parodontiste belge Carl S., âgé de 73 ans, est jugé pour de nombreuses agressions sexuelles sur ses patientes à Wilrijk, dans le district d’Anvers. Sous prétexte de fausses « désinfections de la gorge », ce praticien à la retraite a manipulé des femmes pour assouvir ses pulsions, se filmant parfois en train de se masturber pendant les consultations, rapporte TopTribune.
Ce praticien, connu dans son domaine, est poursuivi pour viol, atteinte à l’intégrité sexuelle et détention d’images de pédopornographie. Pendant plus de deux décennies, Carl S. a profité de sa réputation pour imposer des actes à caractère fétichiste à des dizaines de femmes en les abusant sous couvert de soins médicaux fictifs.
Un faux protocole médical pour piéger les victimes
Le modus operandi de Carl S. reposait sur une invention personnelle, la « désinfection de la gorge ». Allongeant entièrement ses patientes sur son fauteuil, il se plaçait derrière elles pour leur enfoncer brusquement les doigts ou une spatule au fond de la bouche, provoquant des réflexes nauséeux. Pour éviter d’éveiller les soupçons de son équipe, il planifiait ces rendez-vous particuliers à des horaires où les autres dentistes et assistants étaient déjà partis.
Les perquisitions menées par la police d’Anvers ont mis au jour un réseau de caméras, révélant qu’il filmait ses agissements tout en se masturbant à l’insu des victimes.
Témoignages glaçants
La réputation de ce spécialiste a longtemps paralysé les soupçons. « Je me sentais coupable de le suspecter sans preuve », a déclaré une patiente, qui a eu le déclic en lisant la presse. Certaines victimes se souviennent d’un comportement explicite, comme des murmures : « un peu plus profond », alors qu’elles étaient au bord du haut-le-cœur. « Je me sens vraiment souillée d’apprendre que Carl S. avait des pensées sexuelles lors de ces ‘désinfections de la gorge' », a avoué l’une des victimes, horrifiée par cet abus de confiance.
Peines potentielles
Désormais, l’accusé fait face à des accusations gravissimes et a admis une grande partie des faits, tout en niant posséder des images pédopornographiques trouvées sur son matériel informatique. Son avocat soutient qu’il « reconnaît sa culpabilité et a entamé une thérapie ». En raison de la révision du Code pénal et de l’ancienneté de certains faits, le calcul de la peine semble complexe. Carl S. risque entre cinq et dix ans de prison, ou encore une mesure de traitement sous privation de liberté d’une durée de quatre à six ans.