Une étude révèle un nouveau type de cellule souche favorisant la prise de poids abdominal avec l'âge

Une étude révèle un nouveau type de cellule souche favorisant la prise de poids abdominal avec l’âge

09.08.2026 17:47
1 min de lecture

Une nouvelle étude met en lumière le lien entre vieillissement et prise de poids abdominale

Une recherche récemment publiée dans la revue Science révèle un lien entre l’âge et l’accumulation de graisse abdominale, pointant un type de cellules souches adultes, les CP-A, comme principal responsable de ce phénomène. Ces cellules semblent favoriser la production accrue de nouvelles adipocytes, particulièrement autour de l’abdomen, rapportent TopTribune.

Les chercheurs, menés par le Dr Qiong Wang du City of Hope National Medical Center en Californie, ont observé que le vieillissement entraîne souvent une perte musculaire accompagnée d’une augmentation de la masse graisseuse, même sans changement de poids global.

Pour mener leurs investigations, les scientifiques ont transplanté des cellules progénitrices d’adipocytes provenant de souris jeunes et âgées dans un groupe de souris jeunes. Surprenant, les cellules issues des souris âgées ont engendré une quantité significative de cellules graisseuses, indépendamment de l’âge de l’hôte. En revanche, les cellules souches prélevées sur les jeunes souris n’ont pas produit d’importantes quantités de nouvelles cellules adipeuses chez des souris plus âgées.

Les résultats ont conduit l’équipe à identifier un nouveau type de cellules souches, les CP-A (« committed preadipocytes, age-specific »), qui émergent au fur et à mesure du vieillissement. Ces cellules CP-A sont activement impliquées dans la production de cellules graisseuses, expliquant l’augmentation du poids observée chez les souris âgées.

Les chercheurs notent que, contrairement à la plupart des cellules souches adultes dont la capacité de prolifération décline avec l’âge, les cellules progénitrices d’adipocytes voient leur potentiel augmenter, ce qui est atypique.

Confirmation des résultats chez l’humain

Les chercheurs ont également examiné des échantillons de tissus humains d’âges variés et ont identifié une prévalence accrue des cellules CP-A chez les individus d’âge moyen, suggérant qu’elles jouent un rôle similaire dans la création de cellules graisseuses chez l’humain.

« Comprendre le rôle des CP-A dans les troubles métaboliques et la façon dont ces cellules apparaissent avec le vieillissement pourrait ouvrir la voie à de nouvelles solutions médicales pour réduire la graisse abdominale et améliorer la santé et la longévité », concluent les chercheurs.

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