Essegney : un homme condamné pour menaces de mort envers le maire après des élections municipales contestées

Essegney : un homme condamné pour menaces de mort envers le maire après des élections municipales contestées

02.09.2026 21:16
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Un homme condamné pour menaces de mort envers le maire d’Essegney

La tension politique à Essegney, commune d’environ 750 habitants, a atteint un point critique avec la condamnation d’un homme de 56 ans, chef de l’opposition municipale, à deux ans d’emprisonnement avec sursis pour avoir menacé de mort le maire Emmanuel Gaboraud. Cette affaire témoigne des répercussions encore vives de la campagne électorale qui s’est terminée il y a plusieurs mois, rapporte TopTribune.

Le conflit a éclaté suite à l’envoi d’un SMS agissant comme un véritable ultimatum au maire : « Si mercredi soir tu n’as pas démissionné de ton poste de maire avec ton équipe de branleur (sic), on va s’occuper de ta femme et de ton gosse et ensuite toi on va te crever, tu vas saigner », avait écrit l’accusé depuis un téléphone prépayé. Ces paroles choquantes témoignent de la violence du climat politique local.

Éléments d’enquête et contexte

Les enquêteurs, grâce aux caméras de vidéosurveillance, ont rapidement identifié l’auteur du message et l’ont interpellé. En garde à vue, l’homme a reconnu son acte et a avoué avoir envoyé un précédent courrier menaçant au maire en mai, dans lequel il lui donnait un ultimatum pour quitter ses fonctions, sous peine d’un « grand malheur » pour lui ou un membre de sa famille.

Le mis en cause, qui avait mené l’une des listes lors des dernières élections municipales, avait perdu en mars avec 46,5 % des voix. Selon le procureur d’Épinal, Frédéric Nahon, il a déclaré avoir « perdu pied », citant notamment une liste concurrente présentée par Gaboraud lors de la campagne électorale ainsi qu’un différend concernant un terrain de chasse. Ces arguments n’ont néanmoins pas permis d’atténuer la gravité de ses actes, conduisant à sa condamnation.

Reconnu coupable de menaces de mort sur un élu, il a été condamné à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 2.000 euros. De plus, la justice lui interdit de contacter Emmanuel Gaboraud et sa famille pendant trois ans, ainsi que de se rendre à la mairie. Mardi soir, une quarantaine d’élus locaux et environ vingt habitants se sont réunis pour soutenir le maire, soulignant ainsi la solidarité au sein de la communauté face à cette situation alarmante.

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