Une salariée espagnole a été licenciée après avoir été surprise en train de proposer ses services à un hôtel alors qu’elle était en arrêt maladie, trahie par des avis Google, rapporte TopTribune.
La justice espagnole a dû répondre à la question de savoir si une personne en arrêt maladie peut offrir simultanément ses services dans un autre établissement. Cette affaire a été signalée par un employeur qui a découvert, grâce à des critiques en ligne, que l’une de ses employées, en arrêt maladie, travaillait pour un hôtel.
Le tribunal a conclu que les actions de l’employée étaient susceptibles de nuire à sa convalescence et constituaient un manquement à son obligation de bonne foi envers son employeur. En conséquence, elle a été licenciée sans droit à une indemnité. De plus, la justice avait prévu une amende initiale de 1 500 euros, qui a été annulée en appel.
Réceptionniste et serveuse, visiblement très appréciée des clients sur Google
Embauchée depuis 2011 comme magasinière, cette femme était en arrêt maladie depuis 2024. Néanmoins, il a été prouvé qu’elle prenait des appels d’un hôtel, accueillait des clients et travaillait même comme serveuse lors d’événements organisés dans cet établissement. Notamment, les appels du lieu avaient été temporairement transférés sur son téléphone personnel.
Cette situation a été découverte grâce à des avis laissés par les clients sur Internet. Appréciée pour ses compétences, la réceptionniste a été nommée plusieurs fois dans ces critiques, ce qui a conduit à sa détection. De plus, elle faisait référence au gérant de l’hôtel comme son « patron », indiquant ainsi un lien de subordination, contradictoire avec ses déclarations devant le tribunal.
L’employée a tenté de justifier ses activités en les présentant comme « sporadiques » et « amicales », sans demande de rémunération, mais cela n’a pas convaincu les juges. Sa prétendue « mauvaise foi » a même conduit à une amende de 1 500 euros destinée au Trésor public espagnol, annuée par la Cour d’appel de Madrid.