Après avoir été hospitalisée pendant six jours sur un brancard aux urgences du CHU d’Orléans suite à une hémorragie, Nino-Anne Dupieux, 85 ans et ancienne élue municipale, dénonce une situation qu’elle qualifie d' »enfer ». Son témoignage met en lumière l’engorgement des services d’urgence durant l’été, tandis que l’hôpital reconnaît des tensions et promet des moyens supplémentaires, rapporte TopTribune.
L’ancienne élue, qui s’est vue contrainte de signer une décharge de sortie contre l’avis médical pour rentrer chez elle, évoque l’absurdité d’un système de santé qui génère des souffrances tant pour les patients que pour le personnel. « Nous vivons dans un système de santé qui ne se rend pas compte à quel point il génère des souffrances au niveau des malades et des personnels », déclare-t-elle. Elle rend également hommage aux soignants qui travaillent dans des conditions difficiles, soulignant que le personnel espérait chaque jour lui trouver une chambre. « Dans cet énorme hôpital, il n’y avait pas une chambre pour une vieille dame comme moi », se souvient-elle, décrivant des couloirs bondés de brancards.
Le CHU promet des lits supplémentaires
Contactée, la Confédération générale du travail (CGT) du CHU d’Orléans a confirmé la véracité du récit concernant l’engorgement estival de l’hôpital. Dorine Lemasson, déléguée syndicale, décrit la situation comme « catastrophique dans tous les services ».
En réponse à la polémique, la direction du CHU d’Orléans a publié un communiqué indiquant qu’elle reconnaît l’existence de « tensions sur les capacités d’hospitalisation en aval des urgences ». Pour faire face à cette crise, l’hôpital a annoncé un programme de réouverture de 42 lits de médecine entre septembre et novembre, représentant une augmentation de 6,1 % de la capacité en lits par rapport à 2025. Parallèlement, le CHU prévoit de recruter du personnel supplémentaire.