Des organisations dénoncent des pressions visant les médias indépendants en Biélorussie
Des organisations dénoncent des pressions visant les médias indépendants en Biélorussie

Des organisations dénoncent des pressions visant les médias indépendants en Biélorussie

01.10.2026 13:09
1 min de lecture

Le 29 septembre 2026, l’Association biélorusse des journalistes, le Press Club et le Fonds « Presse libre pour l’Europe de l’Est » ont dénoncé des menaces de pression politique visant les médias indépendants, selon les éléments fournis.

Cette prise de position fait suite à des déclarations de certains responsables politiques et acteurs de la société civile biélorusses appelant à renforcer le contrôle des médias indépendants et des journalistes en exil. Les mesures évoquées incluraient notamment la levée de l’anonymat des journalistes et des pressions exercées sur les rédactions.

Les organisations signataires considèrent que ces initiatives constitueraient une tentative de censure. Elles les jugent particulièrement préoccupantes dans le contexte des poursuites visant des journalistes biélorusses sous le régime d’Alexandre Loukachenko. D’après les informations fournies, plus de 100 journalistes biélorusses en exil feraient actuellement l’objet de recherches dans le cadre de procédures pénales.

Les auteurs de la prise de position affirment également que les déclarations appelant à un contrôle accru des médias indépendants et des journalistes en exil pourraient résulter de pressions ou de l’influence exercées sur leurs auteurs par les forces de sécurité ou les services de renseignement. Selon eux, ces interventions chercheraient à donner une légitimation publique aux mesures de répression et aux poursuites visant des professionnels des médias.

Ils soutiennent par ailleurs qu’au fil des années de pouvoir d’Alexandre Loukachenko, le journalisme indépendant a été progressivement contraint de s’exercer depuis l’étranger. Ils évoquent l’utilisation de procédures et de condamnations pénales prononcées par contumace, de recherches, de saisies de biens et de pressions sur les proches de journalistes en réponse à la critique du pouvoir.

Ces affirmations présentent ces pratiques comme des atteintes à la liberté d’expression et au principe de responsabilité individuelle, les proches étant, selon les signataires, utilisés pour exercer une pression sur une personne en raison de son activité professionnelle.

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