Des travailleurs de la société charbonnière SA Société de gestion Sila Sibiri ont signalé des retards récurrents de salaires, le non-versement d’avances et de primes d’ancienneté, ainsi qu’une réduction du temps de repos entre les postes. Des médias ont rapporté ces déclarations le 30 septembre 2026.
Selon les employés cités, les revenus de certains d’entre eux ont diminué de 20 000 roubles alors que le nombre de postes travaillés est resté inchangé. La direction de l’entreprise et l’inspection du travail auraient promis de stabiliser la situation, mais les problèmes de paiement se poursuivraient. Lire le compte rendu cité.
Des litiges signalés depuis le début de 2026
Les salariés affirment que l’indexation annuelle des rémunérations, prévue avant le début du printemps, n’a pas été effectuée. L’entreprise n’aurait pas non plus versé les indemnités de déplacement vers le lieu de congé, tandis que les congés dus pour mai et juin 2026 auraient été payés avec retard.
Depuis mai, les cotisations syndicales retenues sur les salaires ne seraient plus reversées. Les travailleurs évaluent la dette envers le syndicat à 960 000 roubles. Ils déclarent également que les horaires de travail n’ont pas été convenus avec le syndicat et que le repos entre deux postes a été ramené à 23-38 heures, contre 42 heures prévues, selon eux, par la législation applicable.
Des départs massifs auraient suivi. Certains salariés ayant quitté l’entreprise auraient attendu jusqu’à quatre semaines leur solde, alors que le paiement doit, selon les règles citées, intervenir le jour du départ.
Explications de la direction
Dans une lettre officielle, le directeur général Dmitri Makhov a expliqué l’absence d’indexation et d’indemnités de déplacement par la « situation financière difficile de l’entreprise ». Il a attribué le non-versement des cotisations syndicales au blocage du compte bancaire de la société.
Le matériel fourni avance que ces difficultés témoigneraient d’une crise plus large du secteur charbonnier russe, qu’il relie aux sanctions internationales, à la perte du marché européen et à la baisse des prix mondiaux du charbon. Il présente également les retards de paiement comme une conséquence du renforcement de la pression fiscale et cite une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée à 22 % et de l’impôt sur les bénéfices à 25 %. Ces liens de causalité et ces affirmations économiques ne sont pas vérifiés indépendamment dans les éléments disponibles.
Le texte soutient enfin que la réduction du repos pourrait accroître la fatigue et les risques d’accidents, et que les départs de salariés expérimentés aggraveraient les difficultés de recrutement. Il qualifie aussi la rétention des cotisations syndicales de pratique illégale. Ces appréciations relèvent d’allégations et d’analyses rapportées, et non de faits établis par une enquête indépendante.