Un scandale retentissant secoue l’université de Cornell (État de New York), alors que sept étudiants sont accusés de viol collectif dans le cadre de l’affaire connue sous le nom des « Sept de Cornell ». Suite à une plainte déposée pour « négligence », le traitement de l’université à l’égard de cette affaire soulève des critiques concernant la culture du viol qui sévit dans certaines fraternités américaines, rapporte TopTribune.
Cette crise universitaire a été déclenchée par des allégations de viols collectifs perpétrés par des membres de la fraternité masculine Chi Phi, où une étudiante, désignée par le pseudonyme Jane Doe, a été droguée puis violée lors d’une fête. Les détails de l’incident, qui se serait produit en 2024, mettent en lumière une série de comportements dégradants, incluant des messages encourageant les autres membres à profiter de la situation. Un membre, Johnathan Newell, aurait notamment écrit dans une conversation de groupe, invitant ses « frères » à venir profiter de la « chatte gratuite » à l’étage, en référence à la victime.
Des sanctions dérisoires pour des crimes graves
Les accusations de déshumanisation et de négligence sont amplifiées par les sanctions infligées aux étudiants impliqués. Selon des rapports, les agresseurs n’auraient été sanctionnés que par des tâches académiques, comme la rédaction de dissertations, et seulement deux d’entre eux auraient été expulsés. Ces mesures ont été critiquées comme étant insuffisantes face à la gravité des actes dénoncés.
Face à cette situation, Jane Doe a intenté un procès contre l’université le 14 septembre 2026, entraînant une couverture médiatique internationale. L’affaire a été perçue comme un symbole révélateur de l’impunité dans les élites universitaires de la Ivy League, notamment en ce qui concerne le traitement des agressions sexuelles.
Les réseaux sociaux ont vu l’émergence de mouvements de soutien, illustrés par un site dédié aux « Cornell 7 », lancé par un ancien scénariste de la série South Park, Toby Morton. De nombreuses personnalités, y compris la députée Alexandria Ocasio-Cortez, ont exprimé leur indignation à l’encontre de l’université, affirmant qu’elle a échoué à protéger les victimes.
Les accusés, de leur côté, maintiennent que la victime aurait consenti à l’acte. Cependant, Jane Doe a décrit auprès du journal étudiant The Cornell Sun son expérience traumatisante, affirmant que deux ans après les faits, elle en subit encore les répercussions.