Un test de dépistage du cadmium bientôt remboursé pour les populations à risque en France

Un test de dépistage du cadmium bientôt remboursé pour les populations à risque en France

31.05.2026 18:56
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Détection du cadmium : un dépistage bientôt accessible aux Français

Il sera bientôt possible, sous certaines conditions, de connaître son imprégnation au cadmium, ce métal toxique auquel la population française est fortement exposée, rapporte TopTribune.

Un dépistage en laboratoire de ville, remboursé à 60 % par l’Assurance maladie et 40 % par les complémentaires, sera mis en place. Les modalités de ce dépistage doivent être définies par un décret prévu cet été. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), il sera « ciblé sur les personnes exposées en raison de leur lieu de résidence ».

La HAS recommande de dépister les résidents « potentiellement surexposés » dans les territoires aux sols géologiquement riches en cadmium (Champagne, Charente, Jura, Massif central…) ainsi que les riverains des 7 000 sites pollués par des activités industrielles. Ces individus peuvent se contaminer en inhalant des poussières ou en consommant des aliments cultivés localement. Toutefois, le ministère de la Santé précise que des personnes vivant hors de ces zones, mais présentant des problèmes rénaux ou osseux, pourront également bénéficier de ces analyses.

Dosage dans les urines

Les analyses consisteront en un « dosage dans les urines et éventuellement dans le sang en complément » pour déterminer « si la personne a une intoxication chronique importante », indique le Dr François Blanchecotte, président de la Fédération de la biologie médicale. Celui-ci souligne la nécessité d’agir rapidement, car le cadmium s’accumule silencieusement dans le corps et peut entraîner des complications graves.

Le Dr Robert Garnier, auteur du rapport de la HAS, explique qu’une fois accumulé, « le cadmium diminue très lentement ». Ainsi, la quantité de cadmium présente dans l’organisme augmente avec l’âge, et il est crucial de contrôler les apports tout au long de la vie, car en cas de surexposition prouvée, « il n’existe pas de médicament » pour éliminer le cadmium.

Il est impératif, selon le toxicologue, de réduire prioritairement l’exposition des jeunes enfants sur les sites contaminés, non seulement en raison des risques actuels, mais aussi en considérant qu’une accumulation précoce entraînera des conséquences à long terme. Le cadmium accumulé durant l’enfance peut rester dans l’organisme bien après 60 ans. Le ministère de la Santé doit rappeler aux médecins les recommandations de la HAS pour minimiser l’exposition des enfants de 6 mois à 4 ans, telles que ne pas les laisser jouer sur le sol, maintenir leurs ongles courts, et veiller à un nettoyage régulier de leur visage et mains, ainsi que de leurs vêtements, jouets et doudous.

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