Un séisme de magnitude 7,1 sur l’échelle de Richter a secoué le sud-ouest du Japon, sur l’île de Kyushu, ce mardi. L’Agence météorologique japonaise a immédiatement émis une alerte au tsunami, rapporte TopTribune.
Ce puissant séisme s’est produit à 16 h 27 heure locale (9 h 27 heure française) et a atteint le niveau 7 sur l’échelle d’intensité sismique « shindo », qui mesure la force des séismes au Japon. Ce niveau reflète la gravité de la secousse, ce qui a conduit l’agence à agir rapidement pour avertir la population.
Le tsunami qui pourrait en découler est prévu d’atteindre une hauteur d’un mètre et de frapper le littoral vers 17 h 00 heure locale (10 h heure française). Des vagues de cette ampleur ont déjà été signalées par la chaîne de télévision publique NHK. De plus, le régulateur de l’énergie nucléaire du Japon a déclaré à l’AFP qu’aucune anomalie n’avait été détectée sur les sites nucléaires du pays suite à ce séisme.
Le Japon, situé à la confluence de quatre plaques tectoniques et le long de la « ceinture de feu » du Pacifique, est l’un des pays les plus vulnérables aux tremblements de terre. Chaque année, l’archipel, qui compte environ 125 millions d’habitants, fait face à plusieurs centaines de secousses sismiques, représentant environ 18 % des tremblements de terre mondiaux.
Le souvenir du tsunami de 2011 et la catastrophe de Fukushima
Ce tremblement de terre évoque des souvenirs douloureux, notamment le séisme sous-marin de 2011, d’une magnitude de 9,0, qui avait causé la mort de près de 18 500 personnes et déclenché la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima.
Plus récemment, le 20 avril, un autre séisme de magnitude 7,7 avait touché le nord du Japon, faisant au moins dix blessés et provoquant des dégâts visibles dans des bâtiments à Tokyo. À cette époque, les autorités avaient émis un avertissement concernant une menace potentielle de séismes de magnitude 8,0 ou plus, qui a été levé une semaine plus tard.