Un homme condamné en Australie pour avoir harcelé son ex-compagne en contrôlant sa Tesla à distance

Un homme condamné en Australie pour avoir harcelé son ex-compagne en contrôlant sa Tesla à distance

10.09.2026 11:16
2 min de lecture

En Australie, Enrico Pucci, 50 ans, a été condamné à deux ans et trois mois de prison pour avoir contrôlé à distance la Tesla de son ex-compagne via une application, entre le 6 et le 12 novembre 2025 à Sydney, rapporte TopTribune.

Utilisant l’application Tesla, Pucci a pu modifier à distance la température de l’habitacle, limiter la vitesse et empêcher la recharge du véhicule, sans même être présent à bord. La justice australienne a reconnu sa culpabilité dans 30 infractions liées aux violences conjugales lors d’un jugement rendu mercredi dernier.

Les événements ont eu lieu en novembre 2025, lorsqu’une femme a entendu l’alarme de sa Tesla se déclencher, craignant pour sa sécurité. Le lendemain, elle a découvert qu’aucun dégât n’était visible sur le véhicule, mais un profil de contrôle parental avait été ajouté au tableau de bord.

Quelques jours plus tard, son ex-partenaire lui a avoué être à l’origine des modifications apportées à la voiture. Ils avaient rompu un mois auparavant. Selon un rapport de police, il lui aurait dit : « Tu croyais t’en tirer comme ça ? Je contrôle ta voiture ».

Mode voiturier

Entre le 6 et le 12 novembre, Pucci a effectivement utilisé l’application pour contrôler le véhicule. La température de l’habitacle a ainsi été réglée à sa guise, tandis qu’il manipulait également le verrouillage et la vitesse de la voiture.

An abusive ex remotely controlled a woman’s Tesla to harass her. He changed the temperature, locked the car, set curfews, and limited its speed while she was driving.

Enrico Pucci was convicted of 30 domestic violence-related charges. A judge sentenced him to two years and three… pic.twitter.com/OyRxuIK6Ex

— Link Technologies (@LinkTechnlogies) September 9, 2026

Pucci a aussi activé le mode voiturier, limitant automatiquement la vitesse à 40 km/h, ce qui a causé d’importants problèmes de sécurité pour la victime sur la route, selon les documents judiciaires.

De plus, il a tenté de déconnecter la Tesla de sa borne de recharge à distance. Ces interventions ont engendré un « stress important, un préjudice psychologique et des craintes pour sa sécurité physique » pour la conductrice lorsqu’elle utilisait sa propre voiture.

Un moyen de « dominer » son ex-compagne

Pour la justice, le contrôle de la voiture à distance ne représente qu’un des moyens par lesquels Enrico Pucci a harcelé et contrôlé son ancienne compagne, dans le cadre d’une relation marquée par la violence pendant près de quatre ans.

Le juge a déclaré que, considéré dans son ensemble, ces comportements équivalent à une conduite coercitive et de contrôle, qui reflète un schéma comportemental visant à établir le pouvoir et obtenir l’obéissance.

Puci a reconnu 30 infractions liées aux violences conjugales, y compris du harcèlement, des agressions, de l’étranglement et des menaces de mort.

Sa peine de deux ans et trois mois de prison inclut quinze mois sans possibilité de libération conditionnelle. Enrico Pucci a fait appel de cette décision et doit comparaître de nouveau devant la justice australienne à la fin octobre.

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