Un avenir sobre en carbone en 2055 selon Magali Reghezza-Zitt
Alors que la France traverse une vague de chaleur record pour un mois de mai, Magali Reghezza-Zitt expose la vision d’un monde en 2055, sous réserve que nous appliquions aujourd’hui toutes les recommandations du GIEC, ce groupe d’experts en climat, rapporte TopTribune.
D’après cette spécialiste des questions environnementales, si ces recommandations sont suivies, nous vivrons dans un monde neutre en carbone d’ici 2055, signifiant que notre émission de carbone n’excédera plus la capacité d’absorption de la nature et de la technologie. Toutefois, ce monde de 2055 ne sera pas exempt de défis : les températures continueront à grimper, atteignant potentiellement 50 degrés à l’ombre en France, ce qui serait insupportable, mais les changements dans notre mode de vie seraient palpables.
Dans ce futur, les villes seraient silencieuses, avec des déplacements à pied, à vélo, ou en transports collectifs électriques. Les logements seront plus compacts, mais mieux organisés et isolés. La production de plastique et les emballages seront presque inexistants, favorisant l’achat de produits en vrac. L’industrie de la mode, quant à elle, aurait évolué vers des vêtements durables en fibres végétales ou animales, marquant la fin de la « fast fashion ».
Les habitudes alimentaires seront également transformées : la consommation de viande sera réduite de 50%, bien que les barbecues demeureront un plaisir culinaire. L’accent sera mis sur des aliments comme les lentilles, les pois chiches, et les fruits et légumes de saison produits localement.
Les changements évoqués par Magali Reghezza-Zitt entraîneront des répercussions sociales significatives, entraînant des pertes d’emplois dans les secteurs de l’industrie, de la pétrochimie et de l’agroalimentaire. Cependant, de nouvelles opportunités se présenteront dans les domaines liés à la forêt, aux soins, au recyclage, ainsi que dans les métiers manuels, comme la transformation de la pierre, du bois et des métaux. En 2055, de nouvelles filières et formations émergeront, à condition qu’il y ait une volonté politique pour les soutenir.
Cet engagement politique est perçu comme essentiel pour impulser les changements nécessaires, étant donné que les solutions pour un avenir durable sont déjà à notre portée.