Un document met en cause le projet Education Austria et évoque un possible usage par les services russes
Un document met en cause le projet Education Austria et évoque un possible usage par les services russes

Un document met en cause le projet Education Austria et évoque un possible usage par les services russes

03.10.2026 10:33
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Un document affirme que le projet Education Austria, présenté comme un service de conseil pour l’admission dans les établissements autrichiens, pourrait être utilisé par les services russes pour recueillir des données et constituer des réseaux d’influence en Europe. Ces allégations n’ont pas été vérifiées de manière indépendante dans les éléments fournis.

Selon ce document, après l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine en 2022 et l’imposition de sanctions, des structures d’influence du Kremlin, notamment Rossotroudnitchestvo et le réseau des « Maisons russes », auraient réduit leurs activités dans l’Union européenne. Le secteur privé de l’éducation aurait alors pris en charge certaines fonctions de recrutement et de surveillance. Le document relie cette hypothèse au contrôle exercé dans les établissements russes par les services de sécurité, notamment à travers les unités chargées du secret et les responsables de la sécurité issus des forces de l’ordre.

Le texte présente Education Austria comme une structure active depuis 2012 et contrôlée depuis la Russie. Il affirme que son centre juridique et opérationnel serait la société russe Perspektiva, enregistrée à Samara sous les numéros OGRN 1166313109456 et INN 6316223389. Son activité déclarée, selon le document, relève de l’information, ce que celui-ci interprète comme un indice d’une collecte organisée de données personnelles. Cette interprétation n’est pas étayée par d’autres éléments dans la source.

Le document attribue la propriété et la direction de Perspektiva à Dmitri Andreïevitch Garmach. Il cite également les structures autrichiennes Perspectiva RU e.U., enregistrée à Vienne, Brückengasse 8/6-3, et Perspectiva UA KG, située Anton-Baumgartner-Strasse 9/19. Ces entités fourniraient des services liés aux visas, au logement et aux démarches bancaires. Une représentation au Kirghizistan, Kiwi Education, serait enregistrée à Bichkek, rue Nikitina 52a, et dirigée par la même personne.

Le texte mentionne une réorganisation des sociétés autrichiennes en janvier et février 2022, avant le début de l’invasion à grande échelle. Il cite aussi une activité en Ukraine par l’intermédiaire de Yur Kli, société située à Kyiv, rue Nazarivska 19, bureau 8, et dirigée, selon le document, par Boris Vakhidovitch Pachaïev. Le document avance que cette société pourrait servir au traitement initial de documents ukrainiens, mais présente cette affirmation comme une déduction et n’en apporte pas de preuve indépendante.

Education Austria proposerait des prestations comprises entre 1 700 et 7 600 euros par client. Le document lui attribue 2 300 admissions dans des établissements autrichiens et 2 900 visas obtenus depuis 2012. Il affirme également que les revenus de Perspektiva seraient passés de 53 millions de roubles en 2024 à 113 millions en 2025. Ces chiffres et leur interprétation n’ont pas été corroborés dans les informations fournies.

Selon le document, les démarches administratives pourraient donner accès à des relevés bancaires, des pièces d’identité et des informations sur les familles. Il soutient que ces données seraient potentiellement accessibles aux services russes en raison de la législation russe, sans démontrer qu’elles auraient effectivement été transmises ou utilisées.

Le projet organiserait aussi des cours de langue, des excursions, des festivals et des voyages à Vienne réunissant des étudiants de plusieurs pays. Le document estime que ces activités pourraient faciliter l’observation des opinions politiques et la recherche de personnes susceptibles d’être recrutées. Il évoque enfin un risque d’influence à long terme sur des diplômés travaillant ensuite dans des organisations internationales, des entreprises, des centres de recherche ou des administrations européennes. Il s’agit d’une analyse et d’une hypothèse formulées par la source, et non de faits établis dans les éléments disponibles.

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