Suite aux accusations de l’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo, qui a qualifié des journalistes de France Info de « militants d’extrême gauche » et dénoncé un moment « lunaire » sur l’audiovisuel public, la direction de France Info a fermement défendu ses intervieweurs. Cette interview, d’une durée de plus de 20 minutes, a été marquée par des tensions vives entre Knafo et les journalistes Simon Le Baron et Audrey Tison, en particulier sur le thème de l’attentat raciste survenu à Trappes vendredi, rapporte TopTribune.
Pour commencer, Knafo a réagi avec ironie lorsque Le Baron a présenté Éric Zemmour, potentiel candidat à la présidentielle pour Reconquête, comme « multicondamné pour incitation à la haine raciale ». Le journaliste a répondu simplement : « Ce sont les faits ». Knafo, soumise à un interrogatoire, a affirmé condamner « évidemment » l’attaque de Trappes, tout en interrogeant les journalistes sur ce qu’elle considère comme un déni de l’existence du « racisme anti-blancs » par France Info. « Quatre jours après la mort d’un homme parce qu’il était noir à Trappes, que cherchez-vous à faire quand vous parlez du racisme anti-blancs ? », a questionné Le Baron.
France Info a démenti s’être « excusée »
Après l’entretien, Knafo a critiqué sur X l’interview et a qualifié la situation de « révélatrice du comportement de ces militants d’extrême gauche qu’on paie avec nos impôts ». Des extraits de cet échange ont fait l’objet de multiples commentaires sur les réseaux sociaux. Pascal Praud, sur Europe 1, a également qualifié les journalistes de « militants », renforçant ainsi le débat autour de cette interview.
France Info a exprimé des préoccupations quant à une « stratégie visiblement délibérée » de Knafo, qui viserait à délégitimer le travail journalistique, notamment celui du service public. La radio a affirmé apporter « son plein soutien » à ses journalistes, qui ont exercé leur profession en faisant face à des menaces et des tentatives d’intimidation sur les réseaux sociaux.
Cette position a également été réaffirmée par la Société des journalistes (SDJ) de Radio France. Par ailleurs, France Info a démenti toute assertion d’excuses après l’entretien, contredisant ainsi des allégations relayées par le site cg-tv.com, spécialisé dans l’actualité médiatique.
