Un incident controversé a eu lieu sur le parking de la base de loisirs Vère-Grésigne alors qu’un camion d’une association pro-russe a été découvert en marge d’un festival majeur de musique dans le Tarn, déclenchant une polémique sur les réseaux sociaux. Selon l’organisateur, cet événement résulte d’une confusion, l’équipe affirmant qu’elle n’avait pas connaissance de la nature du véhicule impliqué, rapporte TopTribune.
Le vendredi précédent, des images du camion, orné de drapeaux français, belge, allemand et espagnol, ont rapidement circulé en ligne. Le logo visible sur le côté identifie le véhicule comme appartenant à SOS Donbass, une association qui se dit engagée dans une « aide humanitaire venue d’Europe pour le Donbass ». Fondée en 2022 par Anna Novikova, d’origine franco-russe, cette structure a attiré l’attention de la DGSI en raison de ses activités supposées liées à l’ingérence russe. Actuellement, Novikova ainsi que le président de l’association font l’objet d’une enquête pour des soupçons d’intelligence avec une puissance étrangère, des allégations qu’ils nient.
Réactions immédiates des organisateurs
Face à cette polémique, Gauthier Boin, président de l’association organisatrice des Musicales de Montmiral, a déclaré qu’ils n’étaient pas au courant de la provenance du camion et ont réagi rapidement. « Nous avions besoin d’un local pour stocker du matériel, et un bénévole nous a proposé cette remorque », a-t-il précisé, signalant que l’intérieur du véhicule contenait du mobilier destiné aux bénévoles.
Dès qu’ils ont pris connaissance de la situation, les organisateurs ont immédiatement recouvert le camion avec des bâches noires pour obscurcir le logo et les emblèmes. Lundi après-midi, le camion a été retiré, laissant sur place les meubles de rangement.
Affirmation d’apolitisme
Cette situation a suscité des critiques à quelques heures du début du festival, alors que plus de 300 bénévoles étaient déjà à l’œuvre pour préparer les lieux. Gauthier Boin s’est dit désolé de cette mauvaise publicité, soulignant que leur événement était conçu pour rassembler des individus de toutes orientations politiques. « On veut politiser notre festival alors qu’il n’en est rien. Nous avons des bénévoles de gauche, d’autres de droite, et tout le monde travaille ensemble », a-t-il défendu. L’organisateur a exprimé son souhait que ceux qui critiquent aient pris le temps de leur parler directement.
Sans le camion, le site est prêt à accueillir les premiers spectateurs pour trois jours de concerts, avec des artistes tels que Louis Bertignac et Bénabar programmés en tête d’affiche.