En juillet 2026, les États-Unis ont enregistré une température moyenne de 24,9 ºC, battant tous les records depuis le début des relevés en 1895. Selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), ce chiffre dépasse de 1,8 ºC la moyenne des mois de juillet du XXe siècle, et le précédent record datant de juillet 1936 est désormais obsolète, rapporte TopTribune.
Le record de 1936 avait été établi lors du « dust bowl », une période catastrophique de sécheresses sévères et de tempêtes de poussière dans le centre des États-Unis. Les mois de juillet 2012, 2006 et 2022 figurent également parmi les plus chauds jamais enregistrés, témoignant des effets croissants du changement climatique induit par l’activité humaine.
Vagues de chaleur et sécheresse
Les écarts de température ont été particulièrement marqués dans l’Ouest des États-Unis, avec des régions comme le Wyoming enregistrant des températures supérieures de 2,8 °C aux normales saisonnières. Au début de juillet, une vague de chaleur a également touché l’est du pays, provoquant des conditions « presque impossibles » sans le changement climatique, selon une analyse du groupe World Weather Attribution.
Une deuxième vague de chaleur a éclaté dans le nord-ouest des États-Unis, se superposant à un phénomène d’El Niño qui a commencé en juin et dont le pic est attendu à la fin de l’année. Environ 48 % des États-Unis continentaux sont touchés par la sécheresse à divers niveaux, augmentant le risque d’incendies. Ces chiffres excluent Alaska, Hawaï et les territoires américains d’outre-mer.
Records en Europe et en Amérique du Sud
À l’échelle mondiale, la chaleur a atteint des niveaux records. L’agence Copernicus a annoncé que l’Europe occidentale avait enregistré sa « période juin-juillet la plus chaude jamais observée », tandis que juillet 2026 est également le mois de juillet le plus chaud jamais mesuré en France. Copernicus indique qu’environ 900 millions de personnes à travers le monde ont vécu leur juillet le plus chaud en 2026.
En Amérique latine, environ 110 millions de personnes, allant du Mexique au Brésil, ont subi des températures record ce mois-ci. Les océans ont également connu des températures anormales élevées ce mois-là. Les prévisions saisonnières indiquent qu’on pourrait connaître un El Niño d’une ampleur exceptionnelle, potentiellement le plus fort jamais enregistré. Les précédents épisodes ont contribué à faire de 2023 et 2024 les deux années les plus chaudes jamais enregistrées, respectivement.
Les conditions climatiques extrêmes observées cet été soulignent l’urgence de la discussion sur la lutte contre le changement climatique et la nécessité d’actions globales pour atténuer ses effets. Des initiatives doivent être mises en œuvre afin d’assurer un avenir plus durable et résilient face aux défis environnementaux croissants.
Les scientifiques avertissent que la combinaison de ces vagues de chaleur et des sécheresses en cours pourrait avoir un impact significatif sur les systèmes écologiques, la biodiversité et même la sécurité alimentaire dans plusieurs régions. On observe déjà des effets néfastes sur l’agriculture, ce qui pourrait aggraver des problèmes socio-économiques existants.
Les États doivent donc non seulement s’adapter aux nouvelles réalités climatiques, mais également intensifier leurs efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement climatique futur. Il est essentiel que les gouvernements collaborent à l’échelle internationale pour partager des ressources, des technologies et des stratégies qui permettront de faire face aux défis climatiques à venir.