Le 24 août 2026, la secrétaire générale adjointe de l’ONU a alerté sur l’intensification des attaques russes en Ukraine, le mois de juillet étant devenu le plus meurtrier pour les civils depuis mai 2022. Malgré les menaces de frappes supplémentaires et l’accumulation de victimes civiles, un nouvel exode massif d’Ukrainiens cet hiver semble peu probable, rapporte TopTribune.
Lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques a décrit une situation alarmante où les attaques russes ciblent notamment les civils et les infrastructures. Elle a déclaré que juillet 2026 avait été le mois le plus meurtrier pour les civils ukrainiens depuis mai 2022, témoignant d’une escalade de la violence.
Un exemple marquant de cette escalade a été observé récemment lorsque 37 personnes ont perdu la vie suite à une attaque par drone près d’un dépôt de munitions proche de Kiev. Cela s’ajoute aux bombardements incessants des infrastructures essentielles telles que l’énergie, le transport et la santé, transformant la vie quotidienne des Ukrainiens en un véritable cauchemar, ce qui pousse certains à envisager de fuir.
Migrations
Depuis le début de l’invasion il y a quatre ans, environ un tiers de la population ukrainienne a été contraint de fuir son domicile. Selon l’ONU, environ 5,9 millions de réfugiés ukrainiens ont été enregistrés à l’échelle mondiale, la majorité, soit environ 5,3 millions, ayant trouvé refuge dans des pays de l’Union européenne.
Les commentaires récents de Vladimir Poutine, prédisant une intensification des frappes hivernales, suscitent des inquiétudes quant à un éventuel nouveau flux migratoire. Toutefois, Dmytro Atamanyuk, président de l’Association « Aide Médicale & Caritative France-Ukraine », émet un avis nuancé, ne s’attendant pas à un exode massif, mais plutôt à des déplacements ciblés, notamment parmi les populations vulnérables, telles que les personnes âgées ou handicapées.
“Les conditions de vie vont sûrement se détériorer avec le froid, mais nous ne redoutons pas un nouvel exode massif vers l’Europe,” a-t-il clarifié. « Nous observons cependant des mouvements limités, souvent de la part de personnes pour lesquelles la situation devient insupportable ».
Des hommes mobilisables ?
En France, la population ukrainienne est estimée entre 60 000 et 70 000 personnes. Dmytro Atamanyuk précise que le flux migratoire est désormais relativement stable, avec des départs et des arrivées qui s’équilibrent. Quant à la question des hommes mobilisables parmi les réfugiés, il indique que “ces cas sont très isolés et ne montrent aucune tendance générale.”
À l’inverse, la situation semble différente en Allemagne, où l’ambassadeur ukrainien estime qu’environ 1,3 million d’expatriés, dont 350 000 hommes potentiellement mobilisables, sont présents. Toutefois, selon le droit européen, ces expatriés bénéficient d’une protection temporaire et ne peuvent théoriquement pas être renvoyés pour être mobilisés en Ukraine.
En février 2025, Kiev a introduit des contrats militaires d’un an pour les volontaires de 18 à 24 ans, tandis que les Ukrainiens de plus de 60 ans peuvent désormais s’inscrire volontairement pour renforcer les rangs de l’armée. Cette mobilisation générale est devenue cruciale dans la lutte pour la survie du pays face à l’agression russe, qui dure depuis quatre ans.