
Le 7 septembre 2026, Donald Trump a partagé une carte des États-Unis sur son réseau TruthSocial, affichant une version étendue du pays, incluant le Mexique, le Canada, Cuba, le Groenland, l’Islande ainsi que plusieurs îles d’outre-mer françaises. Cette diffusion ne s’est accompagnée d’aucun commentaire de sa part, laissant le public perplexe, rapporte TopTribune.
Parmi les territoires français évoqués figurent la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. Cette initiative du président américain n’est pas sans précédent, car elle fait suite à des déclarations antérieures inclusives concernant le canal de Panama, le Groenland et le Canada.
Les autorités islandaises ont rapidement réagi à cette représentation. Le pays a convoqué l’ambassadeur des États-Unis pour exprimer sa désapprobation face à l’inclusion de son territoire dans cette carte. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a assuré que cette démarche visait à faire comprendre clairement que cette représentation était inacceptable.
Au Mexique, les réactions ont été tout aussi indigné. La présidente Claudia Sheinbaum a utilisé le réseau X pour affirmer que son pays « ne sera ni une colonie, ni un protectorat d’un pays étranger », soulignant que le Mexique reste un pays libre, indépendant et souverain.
En el mes de la patria reafirmamos que México no es ni será colonia ni protectorado de ningún país extranjero. Orgullosamente somos un país libre, independiente y soberano.
— Claudia Sheinbaum Pardo (@Claudiashein) September 7, 2026
Cette carte soulève une interrogation sur la possibilité que les Antilles françaises deviennent la prochaine cible des ambitions américaines. Ce développement s’inscrit dans un contexte géopolitique déjà tendu entre Washington et plusieurs de ses voisins. En effet, une guerre commerciale se poursuit entre les États-Unis et le Canada, tandis que Cuba dénonce des pertes financières record attribuées à l’embargo américain. Le Groenland a également connu des tensions, rappelant le désir ancien de Trump de prendre le contrôle du territoire.
Il est important de noter que cette carte n’est pas un acte isolé. Fin août 2026, Trump avait signé un décret pour renommer le lac Ontario, à la frontière canado-américaine, en « lac d’Amérique ». Un précédent avait eu lieu en janvier 2025, au début de son deuxième mandat, lorsqu’il avait renomme le golfe du Mexique en golfe d’Amérique, une décision qui avait suscité l’opposition de Mexico.