Christine Lagarde refuse une candidature à la présidentielle de 2027 en France

Christine Lagarde refuse une candidature à la présidentielle de 2027 en France

01.10.2026 01:26
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Christine Lagarde a affirmé qu’elle ne se portera pas candidate à l’élection présidentielle en France, insistant sur la difficulté de cette fonction. Dans un entretien diffusé mercredi par La Croix, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a également clarifié ses projets concernant la conclusion de son mandat prévue pour octobre 2027, et a abordé la situation économique en France, rapporte TopTribune.

En réponse à une question sur une possible ambition présidentielle, l’ancienne ministre de l’Économie a déclaré : « ce ne serait pas du tout une bonne idée. Ce n’est pas le même métier. » À 70 ans, elle a souligné l’importance de la vitalité et de l’énergie requises pour un tel rôle, ainsi que le sens du sacrifice inévitable dans cet engagement.

Future présidente du Forum de Davos

Concernant les rumeurs sur un départ anticipé de la BCE, alors qu’elle pourrait être propulsée à la tête du Forum économique mondial de Davos, Lagarde a dit : « Je n’exclus pas de partir quelques mois avant la fin de mon mandat mais […] une chose est certaine : je serai encore là en 2027. »

La présidente de la BCE s’est également opposée à la proposition de Jean-Luc Mélenchon visant à annuler une partie de la dette, une mesure qu’elle juge « contraire aux traités européens », ainsi que « techniquement aléatoire et financièrement très dangereux ». Elle a interrogé : « Si vous décidez de ne pas rembourser une partie de votre dette, pourquoi les investisseurs continueraient-ils à vous prêter ? »

Regard sur l’état de la dette publique

Sur le plan économique, Christine Lagarde a noté que la BCE anticipe une croissance de « 0,9 % dans la zone euro cette année, contre 0,5 % pour la France ». Elle a également mis en évidence le niveau préoccupant de la dette française, indiquant : « Lorsque votre dette tutoie les 120 % du PIB sans trajectoire permettant d’en maîtriser l’évolution, c’est sérieux. »

Cependant, elle a rejeté toute comparaison avec les précédentes crises financières, affirmant : « Nous ne sommes ni en 2008 ni en 2011 : le système financier européen est beaucoup plus solide. » Elle a enfin appelé à « simplifier le cadre réglementaire et administratif, poursuivre les réformes du marché du travail et traiter la question des retraites ».

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