Le bonheur dépend de nos relations sociales, selon des chercheurs de Dartmouth College

Le bonheur dépend de nos relations sociales, selon des chercheurs de Dartmouth College

30.09.2026 22:46
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Les vérités sur le bonheur : Un appel à repenser notre approche

Le dernier échange entre la scientifique Laurie Santos et l’historien Darrin McMahon à Dartmouth College souligne des idées préconçues sur le bonheur, révélant que l’approche actuelle pourrait être erronée, rapporte TopTribune.

La Dre Santos, chercheuse en sciences cognitives et professeure à Yale, a notamment noté que malgré la volonté de chacun d’atteindre le bonheur à travers le développement personnel et la quête de succès financiers, la science offre un regard différent sur ce qui nous rend réellement heureux.

« Il existe bien une connexion entre l’argent et le bonheur, mais au-delà d’un certain seuil de revenu, les gains supplémentaires ne contribuent pas à une satisfaction accrue », explique-t-elle, révélant qu’après un revenu annuel d’environ 110 000 $US, le bonheur n’augmente pas proportionnellement.⁠1

En revanche, ce qui prédirait un bonheur durable serait plutôt des questions liées à notre vie sociale, telles que « as-tu un meilleur ami au travail ? » et « sens-tu que tu as du temps libre ? » La culture du travail et les influences politiques ne garantissent cependant pas ces satisfactions sociales.

Santos évoque également le rôle de l’industrie du bien-être, en soulignant que la promesse de bonheur souvent associée à des produits de consommation masque l’importance des interactions sociales. Selon ses recherches, des activités comme le bénévolat ou le don peuvent augmenter notre épanouissement personnel, même lorsque celles-ci sont contraintes.⁠2

Au-delà du bonheur individuel, Santos appelle à une prise de conscience politique. Elle suggère que l’introduction de mesures de santé publique, telles qu’un revenu de base universel ou une semaine de travail de quatre jours, pourrait renforcer non seulement le bien-être, mais également la productivité des citoyens. « Si les connexions sociales sont cruciales pour notre bonheur, pourquoi ne pas créer des espaces communautaires pour renforcer ces liens ? », interroge-t-elle.

Enfin, les recherches menées en 2019 indiquent que les individus heureux sont également susceptibles de s’engager dans des actions civiques, réfutant l’idée que le bonheur pourrait mener à l’indifférence sociale. Santos affirme : « Il existe une connexion entre le bonheur individuel et le bonheur civique », montrant ainsi que le développement personnel et l’engagement communautaire ne s’excluent pas mutuellement, mais doivent être intégrés dans une vision politique collective.

Ces réflexions soulignent la nécessité d’une redéfinition des politiques publiques pour favoriser un cadre de vie qui respecte à la fois les valeurs collectives et individuelles.

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