Interception d’un drone houthi près de La Mecque : tensions exacerbées entre Riyad et les rebelles yéménites
Ce mercredi 16 septembre, la coalition militaire dirigée par l’Arabie Saoudite a annoncé avoir intercepté un drone houthi au sud de La Mecque. Les rebelles yéménites pro-iraniens ont fermement rejeté ces accusations, tandis que l’Organisation de la coopération islamique a condamné ce qui est perçu comme une profanation des lieux saints, rapporte TopTribune.
La crise au Moyen-Orient franchit un nouveau cap avec cette escalade. Les autorités saoudiennes affirment que la menace a été neutralisée. « Le mardi 15 septembre 2026, les Forces royales saoudiennes de défense aérienne ont réussi à intercepter et à détruire un drone hostile lancé par la milice terroriste houthie avant qu’il n’entre dans l’espace aérien interdit de la sainte capitale », a déclaré la coalition dans un communiqué. Le général Turki Al-Maliki a dénoncé « des tentatives désespérées de la milice et de ses alliés visant à perturber la sécurité et la stabilité et à mettre en danger les hôtes de la Mosquée sacrée, les citoyens et les résidents. »
La réaction des Houthis a été rapide. Hazm al-Assad, un responsable houthi, a répondu sur X en qualifiant les accusations de « mensonge éculé, déjà utilisé auparavant, qui ne trompe plus personne ».
Réactions internationales et escalade régionale
L’incident a suscité de vives réactions sur la scène internationale. L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a condamné « les attaques odieuses perpétrées par le groupe houthi contre la ville de La Mecque et la région de Médine », affirmant que ces actes « profanent la sacralité des lieux saints et des mosquées, et heurtent les sentiments des musulmans à travers le monde ». Des alertes aériennes ont été brièvement déclenchées dans le sud de l’Arabie saoudite, une situation sans précédent pour La Mecque depuis le début du conflit régional.
Cette crise s’inscrit dans un climat de tensions croissantes, exacerbé par l’offensive américano-israélienne contre l’Iran entamée fin février. Les Houthis, contrôlant le détroit stratégique de Bab el-Mandeb et le littoral yéménite, subissent une pression militaire croissante. Leur porte-parole, Yahya Saree, a accusé les forces saoudiennes d’avoir mené « 52 frappes aériennes » en 24 heures contre « des infrastructures civiles », promettant que ces attaques ne resteraient pas « sans réponse ».
L’ambassade des États-Unis en Arabie saoudite a conseillé aux ressortissants américains de reconsidérer tout voyage dans la région et de ne pas s’approcher près de la frontière avec le Yémen, renforçant ainsi l’alerte sur la situation sécuritaire volatile.