Stéfanie, 35 ans, témoigne de sa vie avec une stomie après une guerre personnelle contre la colite ulcéreuse

Stéfanie, 35 ans, témoigne de sa vie avec une stomie après une guerre personnelle contre la colite ulcéreuse

01.11.2026 15:56
2 min de lecture

Stéfanie Bergeron : un parcours de résilience marqué par la stomie

Diagnostiquée à 25 ans avec une colite ulcéreuse, Stéfanie Bergeron a dû faire face à des défis médicaux considérables, culminant en 2025 avec l’urgence d’une opération qui a nécessité une stomie, rapporte TopTribune.

Stéfanie a découvert qu’elle souffrait de cette maladie inflammatoire de l’intestin en 2016, lorsque ses globules blancs ont commencé à attaquer ses cellules saines. Elle a rapidement été informée par son gastroentérologue que le pire scénario serait une stomie, une intervention qui consistait à créer une ouverture dans son abdomen pour l’évacuation des selles. « Dans ma tête, c’était la pire affaire qui ne pourrait jamais arriver dans ma vie », a-t-elle partagé.

Après avoir suivi un traitement efficace pendant huit ans, Stéfanie a pensé avoir vaincu sa maladie. « Je courais des marathons, j’étais au sommet de ma forme », se souvient-elle. Toutefois, en 2024, ses symptômes se sont aggravés, entraînant des « cycles d’espoir puis de désespoir » face à l’inefficacité des traitements. Elle a été contrainte de cesser de travailler en raison de sa condition, se retrouvant incapable d’effectuer même les tâches quotidiennes comme faire la vaisselle.

En août 2025, la situation a atteint un point critique. Après un fléchissement de son état malgré la cortisone, elle a subi une intervention chirurgicale d’urgence. « C’était ça ou la mort », résume Stéfanie. À ce moment, la stomie est devenue pour elle, non pas une condamnation, mais une délivrance. « La stomie a plutôt été une délivrance, une porte de sortie à toute la douleur et la misère que je ressentais », explique-t-elle.

Bien que Stéfanie reconnaisse que vivre avec une stomie présente ses défis, elle met en avant le renouveau qu’elle a trouvé. « Le reste, c’est toutes ces possibilités que la stomie lui a rendues », précise-t-elle. Désormais, elle peut manger plus librement et a recommencé à courir, ayant achevé son premier 5 km « post-stomie » un an après son opération.

La stomie lui a également permis de se projeter à nouveau dans l’avenir. Elle évoque des projets quotidiens simples mais significatifs, tels que prendre un café sans craintes ou envisager des vacances. « Quand tu es une personne normale, tu ne te rends pas compte de la chance que tu as d’avoir toutes ces possibilités », ajoute-t-elle. Elle attire également l’attention sur la représentation des personnes stomisées dans la société, en espérant que les autres comprendront la force et la résilience de celles qui vivent avec une stomie.

Stéfanie conclut en soulignant que « la stomie, c’est la force de la science » et un symbole puissant de son parcours. « Si vous croisez quelqu’un avec une stomie, pensez au parcours incroyable de la personne devant vous », écrit-elle dans un courriel postérieur. Elle souhaite que les autres y voient non seulement un défi, mais aussi une victoire personnelle et scientifique.

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