Le changement climatique causant 3 millions de morts entre 2016 et 2023 doit être déclaré urgence sanitaire mondiale selon un rapport

Le changement climatique causant 3 millions de morts entre 2016 et 2023 doit être déclaré urgence sanitaire mondiale selon un rapport

28.10.2026 09:47
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Énième alerte sur le climat. Selon un rapport de la revue britannique The Lancet, une référence médicale mondiale, qui associe 146 chercheurs de 30 pays pour évaluer les conséquences du changement climatique sur la santé, celui-ci aurait causé 3 millions de morts entre 2016 et 2023. Ce constat met en exergue l’urgence de déclarer le changement climatique comme <> afin d’inciter les gouvernements à financer l’adaptation des systèmes de santé et des économies. Ce rapport intervient à l’approche de la COP31, prévue du 9 au 20 novembre prochain, rapporte TopTribune.

L’espoir d’une « réponse cohérente à long terme »

« Dix ans après l’Accord de Paris, nos conclusions sont sans ambiguïté : les effets néfastes du changement climatique sur la santé progressent plus vite que la réponse mondiale à ces effets et s’accélèrent même », a estimé Marina Romanello, directrice exécutive du projet scientifique Lancet Countdown, en présentant à la presse le rapport publié mercredi. Elle souligne la nécessité d’un « dispositif d’intervention d’urgence » coordonné entre États, semblable à celui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en cas de pandémie, mais qui viserait à « mettre en œuvre une réponse cohérente à long terme » plutôt qu’à réagir à une série d’urgences.

Plus de morts que le paludisme ou le VIH

Le rapport souligne qu’entre l’Accord de Paris en 2016 et 2023, le changement climatique a <> dans le monde. En 2023, un record de 710.000 décès peut être directement associé à la chaleur, chiffre qui dépasse celui des décès dus au paludisme ou au VIH, plus de deux tiers de ces décès étant attribuables au changement climatique d’origine humaine.

Pour établir la proportion de décès attribuables aux activités humaines, les chercheurs ont compilé le nombre de décès dus à la chaleur recensés par les États, en soustrayant ceux <>, estimés sur la base d’un scénario fictif, a précisé le Pr Ollie Jay de l’université de Sydney. <>, a-t-il ajouté, tout en évoquant une sécheresse extrême ayant touché plus de la moitié des terres émergées pendant au moins un mois l’an dernier.

Les conséquences économiques sont également considérables. Le rapport indique que le réchauffement, en réduisant la productivité des travailleurs, a coûté à l’économie mondiale plus d’un millier de milliards de dollars par an ces trois dernières années. Sur le plan géographique, l’Asie du Sud-Est et l’Afrique, ayant subi les impacts les plus sévères, auraient perdu l’équivalent de 3,9 % et 3,2 % de leur PIB respectivement, contre 0,2 % pour l’Europe et 1,5 % pour le continent américain.

Le changement climatique est devenu ainsi un facteur déterminant à la fois sur le plan de la santé publique et de la croissance économique. Le rapport appelle donc à une mobilisation mondiale accrue pour faire face à cette crise imminente, soulignant l’impérative nécessité d’initiatives internationales pour préserver la santé humaine et la stabilité économique face à cette menace commune.

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