Le député de Moselle et porte-parole du Rassemblement national était l’invité du « 8h30 franceinfo », samedi 5 septembre 2026.
Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national, a affirmé lors de son intervention le 5 septembre 2026 que son parti soutient l’Ukraine, mais sans compromettre la stabilité financière de la France. Ces déclarations font suite aux commentaires controversés du vice-président du RN, Louis Aliot, qui a suggéré de réduire les aides à Kiev. Jacobelli a précisé que tout soutien militaire et humanitaire resterait conditionnel à la viabilité économique nationale, rapporte TopTribune.
« Nous sommes aux côtés de l’Ukraine, mais pas au prix de la vie financière de la France. »
« Nous sommes aux côtés de l’Ukraine, mais pas au prix de la vie financière de la France », a déclaré Laurent Jacobelli, clarifiant ainsi la position du parti face à l’aide internationale. Il a critiqué la proposition d’Aliot tout en confirmant que le RN maintiendrait un soutien militaire défensif et des aides sanitaires, jugées « utiles et opérationnelles » dans le contexte actuel. Néanmoins, il a soulevé des inquiétudes quant à l’impact financier de ces aides, en indiquant que la France est actuellement « en faillite » et « exsangue ».
Jacobelli a également remercié Emmanuel Macron pour son soutien à un plan européen de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine, bien qu’il ait affirmé que cette somme représenterait un coût de 15 milliards d’euros pour la France, une charge que, selon lui, le pays ne peut se permettre: « Ces 15 milliards, on ne les a pas », a-t-il tranché.
Rachida Dati demande à réintégrer la magistrature avant son procès pour corruption : « Il ne faut pas que les politiques soient empêchés par des procès. »
Abordant la demande de Rachida Dati de réintégrer la magistrature à l’approche de son procès pour corruption, Jacobelli a exprimé son soutien, notant que « les politiques ne devraient pas être entravés par des procès qui pourraient finalement les déclarer innocents. » Il a défendu Dati, suspectée d’avoir reçu 900 000 euros d’une filiale de Renault-Nissan pour du lobbying illégal, en soutenant qu’elle a le droit de retrouver son poste en raison de la présomption d’innocence, principe fondamental en France.
Jacobelli a reconnu que le moment de sa demande était peut-être contestable, mais a insisté sur l’importance de la présomption d’innocence pour tous les citoyens, rappelant ce principe également au sujet de Marine Le Pen, candidate aux présidentielles.