Emmanuel Macron ouvre des discussions sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie
Emmanuel Macron a ouvert le 16 janvier 2026 à l’Élysée un nouveau cycle de discussions sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, affirmant vouloir avancer « sans passage en force mais sans paralysie », malgré l’absence du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principal mouvement indépendantiste, rapporte TopTribune.
Le président de la République a déclaré que « l’État souhaite continuer d’avancer sur la stabilisation des institutions de la Nouvelle-Calédonie dans un dialogue respectueux de chacun », tout en regrettant l’absence du FLNKS, qui a refusé de participer aux négociations à Paris. Il a souligné le « courage » des délégations présentes, affirmant qu’elles « prenaient des risques » en venant discuter.
Le FLNKS a rejeté ces discussions, qui portent sur l’accord de Bougival signé le 12 juillet 2025, lequel prévoit la création d’un État calédonien au sein de la République. Cet accord inclut une nationalité propre et une reconnaissance internationale potentielle pour la Nouvelle-Calédonie, mais il ne permet pas une pleine souveraineté, ce qui a conduit à son rejet par les indépendantistes.
Selon Emmanuel Macron, l’objectif de cette réunion est de « ne pas repartir de zéro », mais d’apporter des clarifications à l’accord du 12 juillet. Il a précisé que cette réunion constitue un « point d’étape » visant à ouvrir de nouvelles perspectives politiques, alors que des réserves ont été exprimées par plusieurs formations, y compris l’Union nationale pour l’indépendance (UNI), qui réclame des amendements à l’accord pour obtenir un consensus jugé indispensable. Les discussions, qui doivent se terminer lundi, interviennent dans un contexte de crise économique et sociale profonde dans l’archipel, aggravée par les violences de mai 2024 ayant causé 14 morts.