Fin de l’histoire pour Roberto De Zerbi à l’Olympique de Marseille. Le club et son entraîneur ont annoncé mettre fin à leur collaboration « d’un commun accord » dans la nuit du 10 au 11 février, suite à la lourde défaite de 5-0 contre le Paris Saint-Germain en Ligue 1, rapporte TopTribune.
Arrivé à l’été 2024 et ayant terminé deuxième lors de la saison précédente, le technicien italien de 46 ans était sur la sellette après cette humiliation au Parc des Princes. L’opinion publique ainsi que la presse locale, notamment La Provence, n’avaient pas digéré le revers dans ce qui est considéré comme le Classique du football français.
« Je n’ai pas d’explication »
La décision n’a pas tardé à être officialisée. « À la suite d’une concertation réunissant l’ensemble des parties prenantes de la direction du club (…), il a été décidé d’opter pour un changement à la tête de l’équipe première », a précisé le club dans un communiqué, parlant d’une « décision collective, difficile, prise au terme d’une réflexion approfondie dans l’intérêt du club pour répondre aux enjeux sportifs de cette fin de saison ».
L’Olympique de Marseille a remercié De Zerbi pour son investissement et son professionnalisme, soulignant notamment la deuxième place obtenue lors de la saison 2024/25. Accablé par la défaite, De Zerbi avait avoué avoir du mal à trouver des solutions face aux difficultés de son équipe, déjà éliminée de la Ligue des champions après des revers cuisants contre Liverpool et Bruges.
« Je n’ai pas d’explication, c’est le plus grand problème en ce moment », avait-il déclaré devant les journalistes, ajoutant que s’il avait la solution pour remédier à cette irrégularité, il la trouverait à n’importe quel prix.
Marseille devra rapidement se ressaisir pour son match contre Strasbourg samedi à 17 heures au Vélodrome, où le club est actuellement quatrième, à 12 points du Paris SG, ayant perdu des points précieux contre le Paris FC fin janvier après avoir mené 2-0.
« Ni le messie, ni le sauveur »
Le podium et la qualification directe pour la Ligue des champions demeurent réalisables, et la Coupe de France, que Marseille n’a pas remportée depuis 1989, constitue toujours un objectif valable. Cependant, malgré l’arrivée de joueurs de renom comme Benjamin Pavard, l’OM est en retard dans sa quête avec quatre points de moins par rapport à la saison précédente à la même période.
Dans un club qui a l’habitude de changer fréquemment d’entraîneurs, l’annonce d’un projet de trois ans avec De Zerbi avait suscité des sourires parmi les sceptiques, d’autant plus que l’entraîneur avait suscité l’intérêt de grands clubs comme le Bayern Munich et Manchester United.
Pablo Longoria, président de l’OM, avait affirmé à sa signature que « Roberto a tout ce qu’on recherchait : une philosophie de jeu, l’ambition, le talent, le professionnalisme et la personnalité d’un leader ». De son côté, De Zerbi avait prévenu qu’il n’était « ni le messie, ni le sauveur », ajoutant qu’avec lui, « il n’y a jamais de gris, juste du blanc ou du noir ». C’est finalement cette dernière teinte qui aura dominé ces dernières semaines, entraînant la rupture.
Avec AFP