Sarah Knafo exprime sa déception suite à la défaite de Rachida Dati aux élections municipales de Paris
L’eurodéputée Sarah Knafo a exprimé sa tristesse après la défaite de Rachida Dati aux élections municipales de Paris, notant que malgré son retrait de candidature pour soutenir Dati, la gauche a remporté les élections, rapporte TopTribune.
Lors de son passage dans l’émission « Les 4 Vérités », Knafo a déclaré qu’elle ne regrettait pas d’avoir fait son devoir, affirmant que sa décision visait à empêcher la gauche de conserver la ville. « Je suis triste pour les Parisiens qu’après douze ans avec Anne Hidalgo, après 25 ans de socialisme, finalement, cela continue », a-t-elle ajouté.
Les résultats montrent un écart significatif entre Rachida Dati et Emmanuel Grégoire, avec 80 000 voix d’écart. Knafo a attribué cette défaite à divers facteurs, soulignant que le programme proposé par Dati n’était pas suffisamment ambitieux pour Paris. « Je pense qu’il était essentiel de battre la gauche, et j’ai agi en conséquence », a-t-elle précisé.
Interrogée sur la possibilité d’un maire soutenu par Emmanuel Macron, elle a reconnu que cela n’était pas son idéal, mais a souligné l’importance de choisir le « moindre mal ». En examinant les autres partis, Knafo a critiqué Les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN) pour leur rôle dans la victoire de la gauche, les accusant de maintenir des candidatures sans espoir de succès.
Concernant son retrait, elle a affirmé qu’aucune pression de Nicolas Sarkozy n’était à l’origine de sa décision. « Je ne prends mes ordres de personne », a-t-elle dit, tout en reconnaissant avoir discuté avec l’ancien président, qui prône une union des droites.
Knafo a également fait valoir que, bien que Sarkozy et elle partagent l’idée d’une union des droites, leur approche diffère de celle du RN, qui, selon elle, adopte des positions économiques proches du socialisme. « Notre mouvement représente la droite et défend des convictions droitières », a-t-elle conclu, précisant que son équipe vise à répondre aux préoccupations des électeurs tout en préférant une approche crédible en matière de sécurité et de politique économique.
Retrouvez l’intégralité de l’interview dans la vidéo ci-dessus.