Remaniement gouvernemental reporté en attendant la motion de censure du Rassemblement national

Remaniement gouvernemental reporté en attendant la motion de censure du Rassemblement national

21.02.2026 19:06
2 min de lecture

Le remaniement gouvernemental en France devrait avoir lieu au plus tôt en milieu de semaine prochaine, en raison d’une possible motion de censure déposée par le Rassemblement national, rapporte TopTribune.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu «attend de savoir quand sera discuté l’éventuelle motion de censure du Rassemblement national» et il a précisé que «par respect pour le Parlement, on ne va pas modifier le gouvernement avant». Cette déclaration vient illustrer l’inquiétude grandissante au sein de l’exécutif.

Initialement, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait prévu un «ajustement» gouvernemental d’ici le 22 février, mais il devra désormais attendre.

Une motion de censure du RN sur la feuille de route énergétique de la France

Cette motion, que le RN espérait initialement transpartisane, concernera la feuille de route énergétique du pays, récemment établie par décret, alors que le parti exigeait une loi. Dénonçant un «passage en force», le RN pourrait déposer son texte dès lundi, entraînant un examen dans l’hémicycle mercredi, au plus tôt.

Ce report du remaniement s’explique également par la volonté de Lecornu de procéder à des changements avant le début de la période de réserve pour les élections municipales, qui commence ce dimanche.

Les ministres sur le départ

Trois ministres sont déjà sur le départ :

La prise de fonction d’Amélie de Montchalin dès lundi rue de Montpensier assurera que l’exécutif devra la «dénommer» officiellement dimanche, a précisé l’entourage du Premier ministre. Pour la remplacer, l’actuel ministre délégué à la Fonction publique David Amiel est le favori, selon plusieurs sources gouvernementales. Il reste à déterminer s’il sera promu dimanche ou si le ministre de l’Économie Roland Lescure assurera un intérim de quelques jours.

Rachida Dati «s’accroche comme une bernique»

Bien que l’entourage du Premier ministre affirme que le «cas Dati n’a rien à voir» avec les nominations, plusieurs sources précisent que la ministre de la Culture ne semble pas pressée de quitter son poste : «elle s’accroche comme une bernique» et «fait du lobbying» pour rester le plus longtemps possible. Cette situation soulève des interrogations sur l’avenir du gouvernement.

Dati a promis de quitter le gouvernement avant les élections, dont le premier tour est prévu le 15 mars, tout en rappelant qu’Édouard Philippe avait lui-même demeuré à Matignon durant sa campagne municipale au Havre en 2020.

Pour son remplacement, Catherine Pégard, ancienne présidente du château de Versailles et ex-conseillère culturelle de Nicolas Sarkozy, apparaît comme une candidate de choix, actuellement conseillère d’Emmanuel Macron.

Avec AFP

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER