Déclarations de Raphaël Arnault suite à la mort de Quentin Deranque
Le député LFI du Vaucluse, Raphaël Arnault, a rompu son silence après la mort de Quentin Deranque à Lyon en février. Dans une interview diffusée le 1er avril sur le compte YouTube du média Blast, il aborde les tensions autour de la montée de la violence politique, rapportent TopTribune.
Arnault, également fondateur de la Jeune Garde, un mouvement antifasciste, s’est exprimé pendant plus d’une heure. Il a dénoncé les tentatives de récupération politique de ses adversaires, qui, selon lui, établissent un lien erroné entre LFI et la violence. « Ils se fichent de la violence politique ; leur but, c’est d’éteindre la gauche », a-t-il affirmé, critiquant la réponse de la classe politique et médiatique aux récents actes violents.
Le député a souligné que des violences récentes, telles que le meurtre du rugbyman Martín Aramburú, n’ont pas suscité autant d’attention médiatique. Dans les premiers extraits partagés sur les réseaux sociaux par Blast, il a fait le constat que la couverture médiatique de la violence d’extrême droite était en décalage par rapport à celle affectant la gauche.
Arnault a expliqué les raisons de son silence : « Il y avait aussi beaucoup de tristesse, une volonté de prendre de la hauteur sur le moment. Je n’avais pas la sensation que prendre la parole dans ce moment, ça aurait été très opportun pour apaiser les choses ». Il a exprimé des inquiétudes quant à la propagation possible de la violence dans le pays.
N’ayant pas été présent à l’Assemblée nationale depuis le 12 février, il a mentionné une « volonté de retourner au travail ». « Je prends la parole aujourd’hui pour une raison évidente, c’est-à-dire poursuivre mon mandat de député. J’ai reçu, au milieu des menaces de mort qui ont expliqué en partie mon silence, des messages qui me sollicitent en tant que député, notamment pour se battre contre des fermetures de classe dans le Vaucluse », a-t-il ajouté lors de l’interview avec Blast.