Le 20 mai 2025, l’homme d’affaires Pierre-Édouard Stérin a été auditionné par une commission sénatoriale sur les financements des fondations privées en politique. Le milliardaire, qui vit en Belgique depuis 2012, a développé sa vision politique, se définissant comme étant « au centre de la droite », mais se positionnant à droite de l’extrême droite sur la question de la remigration des étrangers délinquants, en étant plus à gauche sur les enjeux économiques, rapporte TopTribune.
Stérin, âgé de 52 ans et fondateur des coffrets Smartbox, a passé plus d’une heure et demie à répondre aux questions des sénateurs lors d’une visioconférence. Il a précisé son engagement versus des philanthropies, évoquant ses deux structures : le Fonds du bien commun, qui soutient des initiatives culturelles et éducatives, et Périclès, dédiée à influencer le débat politique sans participer aux élections. Ces organisations ont pour but de promouvoir des idées libérales conservatrices en France.
Une division sur les enjeux politiques
Avec un sourire, Stérin a su faire preuve d’autodérision en relatant son parcours. Il a été interrogé sur son implication philanthropique, notamment sur l’impact de ses actions dans le débat politique. Il aspire à renforcer une politique de droite libérale conservatrice dans les « prochains mois ou années ». Cependant, il assure que son engagement est désintéressé, consacrant seulement 10 % de son temps à ces activités, préférant se concentrer sur le monde des affaires.
L’audition s’inscrit dans un contexte plus large ; Stérin avait précédemment décliné une convocation en personne d’une autre commission parlementaire l’an passé, ce qui pourrait avoir des conséquences juridiques, la non-comparution étant punie de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 7.500 euros. À cette occasion, l’homme d’affaires a réitéré le souci de transparence de ses actions et a affirmé qu’aucune enquête n’était en cours à son encontre concernant la légalité de ses fondations.