De grosses performances pour LFI
Le mouvement La France insoumise (LFI) a enregistré des résultats remarquables dans plusieurs villes, avec Jean-Luc Mélenchon évoquant une « percée historique ». À Saint-Denis, Bally Bagayoko, candidat de LFI, a remporté la mairie, surpassant le sortant socialiste, et a fait de cette commune la plus grande bastion de Mélenchon en Île-de-France, rapporte TopTribune.
À Toulouse, le député insoumis François Piquemal a réussi à devancer son concurrent socialiste François Briançon, bien que tous deux demeurent derrière le maire sortant Jean-Luc Moudenc. À Lille, la candidate LFI s’est approchée, se situant à moins de trois points du maire socialiste Arnaud Deslandes. À Roubaix, David Guiraud, député de LFI, a pris une forte avance avec plus de 46 % des voix.
Le mouvement de gauche radicale s’affirme comme un acteur clé dans plusieurs autres grandes villes, notamment à Paris. Sophia Chikirou, avec 11,72 %, a menacé de se maintenir si Emmanuel Grégoire, le candidat sortant, ne lui propose pas une fusion « antifasciste ».
Le RN s’installe dans le paysage municipal
Le Rassemblement national (RN) fait son entrée dans le paysage municipal en prenant la tête dans plus de 60 communes, contre seulement onze lors du premier tour de 2020. Les bastions d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) et de Fréjus (Var) sont fermement conservés, et le RN a également remporté de nouvelles municipalités, telles que Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). À Toulon, la députée RN Laure Lavalette est en tête, bien que son avance soit minime.
Des tractations intenses jusqu’à mardi 18 heures
Les négociations entre les partis politiques se promettent complexes ce lundi, avec un délai jusqu’à mardi à 18 heures pour déposer les listes à la préfecture. Les candidats ayant obtenu plus de 10 % des voix devront alors décider de leur stratégie pour le second tour : se maintenir, fusionner ou se retirer.
Quinquangulaire possible à Paris, Knafo qualifiée sur le fil
Cinq listes ont réussi à se qualifier pour le second tour des élections municipales à Paris. Emmanuel Grégoire a largement dominé, devançant Rachida Dati, qui a proposé une fusion à son concurrent de centre-droit Pierre-Yves Bournazel. Selon les résultats complets, Grégoire, à la tête d’une alliance PS-Les Écologistes-PCF, a recueilli 37,98 % des suffrages, suivi de Dati à 25,46 %. Sophia Chikirou arrive en troisième position avec 11,72 %, suivie de Bournazel à 11,34 % et Sarah Knafo (Reconquête !) qui s’est qualifiée avec 10,40 % des voix.