Non-lieu requis pour Alexis Kohler, ex-secrétaire général de l'Élysée, dans l'enquête pour prise illégale d'intérêt

Non-lieu requis pour Alexis Kohler, ex-secrétaire général de l’Élysée, dans l’enquête pour prise illégale d’intérêt

23.09.2026 15:26
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Mercredi, le Parquet national financier a requis un non-lieu en faveur d’Alexis Kohler, ancien directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, dans l’enquête sur la prise illégale d’intérêts concernant ses liens familiaux avec l’armateur MSC. Cette décision a été « rendue et signée » le 31 août, dans une affaire ayant marqué le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, rapporte TopTribune.

Le juge d’instruction devra décider s’il suit les réquisitions du parquet, ce qui mettrait un terme à ce dossier, ou s’il renvoie Alexis Kohler, âgé de 53 ans, devant le tribunal. Mis en examen depuis 2022, Kohler est actuellement directeur général adjoint de la Société générale et a occupé le poste de secrétaire général de l’Élysée de 2017 à 2025.

Mis en cause pour avoir participé à plusieurs décisions au groupe familial

Alexis Kohler a été mis en cause pour avoir pris part à plusieurs décisions concernant le groupe franco-italien MSC, dirigé par ses cousins. Ces implications remontent d’abord à la période 2009-2012, lorsqu’il était représentant de l’Agence des participations de l’État (APE) au sein des conseils d’administration de STX France (devenu Chantiers de l’Atlantique) et du Grand port maritime du Havre, deux entités ayant des liens commerciaux avec MSC. Il a également été actif entre 2012 et 2016 au ministère de l’Économie, d’abord sous Pierre Moscovici puis Emmanuel Macron.

Des faits prescrits

Le champ d’action de l’affaire a été réduit en juillet dernier, lorsque la cour d’appel de Paris a statué que les faits antérieurs à 2014 étaient prescrits. Par conséquent, les poursuites pour complicité contre deux autres hauts fonctionnaires, Jean-Dominique Comolli et Bruno Bézard, ont été abandonnées. Alexis Kohler n’a pas fait de commentaire immédiat. De son côté, Me Jean-Baptiste Soufron, représentant l’association Anticor, partie civile, a critiqué l’intervention directe du chef de l’État et a souligné que le parquet s’oppose à la prise de connaissance de ce dossier par un juge et un tribunal indépendants.

Emmanuel Macron a maintes fois réaffirmé sa « confiance » en Alexis Kohler, lui apportant un soutien explicite dans une « note personnelle » adressée au PNF mi-2019, déclarant que Kohler n’avait jamais influencé des affaires liées à MSC durant son mandat de directeur de cabinet à Bercy. Cette prise de position avait suscité une controverse significative.

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