Nicolas Isnard dénonce la gestion de l'État face aux défis financiers de la métropole Aix-Marseille

Nicolas Isnard dénonce la gestion de l’État face aux défis financiers de la métropole Aix-Marseille

17.06.2026 18:46
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Nicolas Isnard (LR), président de la métropole d’Aix-Marseille, se trouve confronté à un défi majeur : un budget déficitaire de 144 millions d’euros, contrôlé par l’État suite au refus des élus de le valider. Après la validation du budget par le préfet, il a présenté un plan destiné à combler ce déficit tout en critiquant l’État, rapporte TopTribune.

« Peut-être l’État a voulu nous diviser, tenter de semer la zizanie entre nous », a déclaré Isnard en faisant référence à des « versements indus ». Selon lui, ces « singeries technocratiques » sont le résultat de l’héritage des anciennes intercommunalités, supprimées il y a dix ans lors de l’établissement de la plus grande métropole de France.

Encore un effort de 50 millions

Le président de la métropole, élu en avril, a affirmé avoir réussi à trouver une solution « sans aucune hausse d’impôt ». Il a précisé que le temps pris à refuser le vote du budget a conduit à une réduction de 90 millions d’euros dans le budget de fonctionnement. Ce plan d’économies sans précédent affectera divers domaines, y compris la formation des employés et les publications de la métropole.

Les 50 millions d’euros restants devront être répartis entre les 92 communes de la collectivité, provoquant des tensions parmi les maires qui s’inquiètent de la répartition du fardeau. « Il y aura des mécontents, même des mécontents », a prévenu Isnard.

Une stratégie déjà employée une fois élu maire

Bien que la métropole semble sauvée cette année, Isnard prévient qu’elle est « n’est plus viable ». Il cite Montpellier, qui a augmenté ses impôts de 500 %, et Bordeaux, qui est en difficulté financière. « Partout, les modèles métropolitains s’effondrent et l’État doit entendre ce message », a-t-il insisté.

La cause principale est le manque de recettes en raison des baisses de dotations de l’État dans les deux dernières lois de finances, juxtaposed à l’accumulation des missions. « Ici, il y a un problème depuis le début : ne sommes-nous pas trop nombreux et trop grands ? Eh bien oui », a tranché l’élu, dont l’ancienne agglomération de Salon-de-Provence a été intégrée dans un cadre plus large avec Aix et Marseille.

Avant d’envisager un redécoupage territorial, Isnard a rappelé que sa stratégie de refus du vote de budget, « pour remettre la machine à l’endroit », avait fonctionné précédemment lorsqu’il était maire de Salon-de-Provence. « Il y a douze ans, j’avais fait la même chose en arrivant à la mairie et fait réaliser un audit par la Chambre régionale des comptes », a conclu l’élu.

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