Le 17 novembre 1976, le gouvernement français a officiallyisé la décision d’installer la Légion étrangère à Castelnaudary, un tournant décisif pour la ville et ses habitants. Bernard Embry, ancien adjoint au maire, évoque comment cette initiative visait à renforcer l’économie locale et à rétablir l’importance de la sous-préfecture, rapporte TopTribune.
Embry se remémore les débuts du projet, qui a vu le jour dans un contexte peu favorable, alors que Jacques Chirac, à l’époque Premier ministre, avait déconseillé la démarche. Ce fut un moment déterminant lorsque les Corses ont exigé le retrait de la Légion de Corte, incitant le maire à relancer l’idée. Embry a pris contact avec le ministère des Armées, profitant des liens de Valéry Giscard-d’Estaing avec le général Bigeard, connu pour son expérience militaire dans la région.
Une collaboration prometteuse
La collaboration entre Embry et Bigeard s’est avérée fructueuse. Le général a manifesté un intérêt marqué pour le soutien à Castelnaudary, garantissant un suivi régulier de l’évolution du projet. Le conseil municipal a voté en faveur de la candidature de la ville, et Embry s’est rendu à Aubagne pour discuter des conditions d’accueil des légionnaires, mettant en avant l’infrastructure locale.
Un accueil chaleureux et une réelle intégration
À leur arrivée, les légionnaires ont été chaleureusement accueillis par les 7000 habitants de Castelnaudary, une réaction marquée par des applaudissements massifs. Embry souligne que les légionnaires ont rapidement gagné la confiance des habitants, participant à des travaux de rénovation locaux et aidant à des travaux d’urgence, comme la réparation du cimetière, renforçant ainsi les liens avec la communauté.
Développement et infrastructure militaire
Avec le bon déroulement des opérations, la nécessité d’un nouveau quartier a émergé. En 1984, le quartier Danjou a été conçu, une réalisation rendue possible grâce à la coopération des agriculteurs locaux. En parallèle, d’autres acquisitions, telles que le château des Cheminières, ont marqué un tournant dans l’expansion des infrastructures militaires dans la région.
La relation entre les légionnaires et la ville a continué de se renforcer, et en 1987, l’hommage rendu par les légionnaires à Jean-Pierre Cassabel, décédé prématurément, a symbolisé leur intégration dans cette communauté qui les avait accueillis.