Natacha Polony, candidate à la présidentielle de 2027, a annoncé avoir le soutien « de 174 maires qui ont d’ores et déjà promis leur parrainage au bout de 15 jours », lors d’une déclaration faite ce dimanche sur RTL, rapporte TopTribune. Pour participer à l’élection, elle doit recueillir 500 signatures de maires, un objectif qu’elle considère « plutôt encourageant » après ses premières semaines de campagne.
Parmi les élus lui ayant témoigné leur soutien, une majorité sont des femmes, ce qui témoigne, selon Polony, d’un souhait de renouvellement de la classe politique. L’ancienne directrice de la rédaction de l’hebdomadaire Marianne a précisé que ce soutien met en lumière les aspirations de ces maires à voir une représentation plus diversifiée.
Soutenue par Chevènement
Natacha Polony a indiqué qu’elle bénéficie également du soutien de Jean-Pierre Chevènement, un homme politique avec qui elle avait brièvement travaillé lors des législatives de 2002. Chevènement, ancien socialiste et souverainiste de gauche, avait alerté sur des sujets cruciaux, tels que la désindustrialisation et la perte d’influence de la France à l’échelle internationale, des thèmes qui résonnent fortement dans la campagne de Polony.
Actuellement, elle est mesurée à environ 1 % des intentions de vote dans les sondages, mais continue de promouvoir ses idées sur une régénération politique et économique en France.
Elle croit en « un État planificateur »
Dans cette dynamique, Polony se positionne comme issue de la « gauche républicaine », tout en étant ouverte à accueillir des sympathisants de la droite. « Je crois en un État planificateur », a-t-elle affirmé, soulignant sa vision pour une gouvernance proactive en matière économique.
Concernant les relations internationales, la candidate a fermement exprimé son opposition à l’escalade militaire avec la Russie. Elle a plaidé pour l’engagement dans des discussions avec Vladimir Poutine afin de parvenir à une résolution du conflit en Ukraine. « Pour l’instant, les discussions sont menées absolument partout, sauf autour de notre table, et c’est cela qui m’inquiète », a-t-elle déclaré, mettant en avant l’importance d’un dialogue diplomatique dans la crise actuelle.
