Moustique tigre : 13 départements français restent non affectés par sa présence

Moustique tigre : 13 départements français restent non affectés par sa présence

06.05.2026 15:36
2 min de lecture

Depuis le 1er mai, la France a entamé sa période annuelle de vigilance accrue face aux arboviroses, maladies véhiculées par les moustiques et autres insectes. En raison d’une année 2025 marquée par un record de cas, notamment de chikungunya, les autorités sanitaires encouragent une vigilance collective pour prévenir l’importation et la propagation de ces maladies. Le moustique tigre, identifié sur le territoire métropolitain depuis 2004, continue de se propager, augmentant le risque de transmission de maladies potentiellement graves, prévient Santé publique France dans un communiqué.

Le nord épargné par les moustiques tigres

Au 1er janvier 2026, le moustique tigre a colonisé 83 des 96 départements métropolitains. Seuls 13 départements, dont une grande partie de la Bretagne nord, sont encore exempts de cette espèce invasive : le Finistère, les Côtes-d’Armor, la Manche, le Calvados, l’Orne, l’Eure, la Somme, le Pas-de-Calais, le Nord, les Ardennes, la Meuse et les Vosges. Cependant, Santé publique France prévient que le risque d’importation et de propagation en métropole est en augmentation en 2026. Ce phénomène est exacerbé par le fait que ces maladies circulent activement dans le monde – notamment en Amérique, en Asie du Sud-Est, en Afrique et dans le Pacifique – et que des épidémies sévissent actuellement dans les territoires d’Outre-mer.

Augmentation significative des cas de chikungunya

En 2025, le nombre de cas de chikungunya en métropole a atteint des niveaux sans précédent, avec la détection de 81 foyers de transmission locale et près de 809 cas autochtones, soit une augmentation de 26 fois par rapport à 2024. Ce “changement d’échelle” dans l’intensité de la transmission a été particulièrement marqué en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où le moustique vecteur du virus est bien établi, souligne l’agence de santé.

Les autorités de santé continuent d’exhorter la population à prendre des mesures préventives pour freiner la prolifération des moustiques. Il est recommandé d’éliminer les eaux stagnantes qui peuvent s’accumuler dans des contenants, des bâches ou des gouttières, car elles favorisent le développement des larves. De plus, afin de réduire le risque de piqûres, l’utilisation de vêtements longs, de répulsifs et l’installation de moustiquaires sur les poussettes, fenêtres et portes est conseillée.

La vigilance des citoyens est essentielle, notamment dans le contexte des voyages et des retours de zones à risque. La surveillance des arboviroses s’avère primordiale pour anticiper et gérer d’éventuelles épidémies de chikungunya ou d’autres maladies infectieuses. Les gestes simples, en apparence, peuvent faire une grande différence dans la lutte contre la propagation de ces pathologies.

Les autorités sanitaires rappellent également que l’implication locale et communautaire est indispensable ; des initiatives visant à sensibiliser davantage les habitants sur les dangers des moustiques et les moyens de prévenir leur prolifération sont actuellement déployées dans plusieurs départements. La collaboration entre les municipalités, les agences de santé et les citoyens est essentielle pour endiguer cette menace croissante sur la santé publique.

En somme, la France se trouve à la croisée des chemins en matière de santé publique face aux arboviroses. Bien que la situation actuelle soit sous contrôle, l’augmentation des cas de chikungunya et la propagation du moustique tigre incitent à une mobilisation constante et un engagement collectif pour protéger la population, rapporte TopTribune.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER