Élections municipales : l'extrême droite prend la présidence de 14 intercommunalités en France

Élections municipales : l’extrême droite prend la présidence de 14 intercommunalités en France

06.05.2026 12:37
2 min de lecture

Élections municipales de mars 2026 : L’extrême droite gagne du terrain

C’est « un enseignement notable » des dernières élections municipales de mars : « la percée de l’extrême-droite qui préside désormais 14 intercommunalités contre quatre auparavant », selon une étude d’Intercommunalités de France, révélée le 6 mai 2026. Dans le détail, le Rassemblement national contrôle sept intercommunalités, dont la communauté urbaine de Perpignan, tandis que l’UDR d’Éric Ciotti en dirige trois, dont la Métropole de Nice. Reconquête préside à son tour une intercommunalité, et trois autres sont liées à l’extrême droite, notamment souverainistes, rapporte TopTribune.

La droite traditionnelle et le centre-droit « assoient leur première place », devançant la gauche et le centre, selon l’étude. La France insoumise contrôle désormais deux intercommunalités : le territoire de Plaine Commune et la communauté d’agglomération de Creil. En parallèle, « une part non-négligeable des présidents sont sans étiquette ou divers ». La gauche a perdu plusieurs territoires dans des secteurs comme Clermont-Ferrand, Brest ou Alençon, mais a réussi à maintenir les communautés de communes de Figeac et Tulle, malgré des revers électoraux dans ces deux villes.

Contrairement aux idées reçues, le président de l’intercommunalité n’est pas toujours le maire de la ville la plus peuplée. Ainsi, « près de deux tiers, 61% des présidents, sont issus d’une autre commune que la ville-centre », explique l’étude. « Les règles de représentation des communes au sein des assemblées intercommunales, garantissant au moins un siège pour toutes les communes, a mécaniquement fait baisser le poids proportionnel de la commune la plus peuplée au sein du conseil », précise-t-elle.

Ce dispositif paraît « garantir un équilibre entre la commune la plus peuplée et les autres communes », car « le profil type du président est dans la plupart des cas celui d’un maire issu d’une autre commune ». Les cas particuliers se retrouvent en Corse et dans les Outre-mer, où « la plupart des présidents sont issus de la commune la plus peuplée ». Au contraire, « c’est dans les régions du grand quart Nord-Est que la part des présidents issus d’autres communes que la plus peuplée est la plus importante », atteignant « 67,1% dans le Grand Est, 66,1% en Île-de-France et 65,6 % dans les Hauts-de-France ».

Enfin, la représentation féminine à la tête des communautés de communes reste insuffisante. Bien que la proportion de femmes présidentes ait doublé ces deux derniers scrutins, passant de 7% en 2014 à presque 15% cette année, cela est jugé encore « insuffisant » par l’association Intercommunalités de France. Ce scrutin reste le niveau où les femmes sont les moins bien représentées : moins d’un quart des maires élus il y a deux mois sont des femmes, alors que la proportion de femmes au sein de l’Assemblée nationale et du Sénat atteint 36%. La Normandie et la Bretagne se démarquent avec 27,5% et 20% de femmes présidentes respectivement, alors qu’en Corse (5,3%) et dans le Grand Est (8,7%), moins d’un président sur dix est une présidente.

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