Le militant écologiste Amine Kessaci a été officiellement élu comme le 4ème adjoint à la mairie de Marseille, chargé de la jeunesse, de la citoyenneté et de l’engagement, ce mercredi. Son élection fait suite à sa collaboration avec le maire sortant Benoît Payan, avec qui il s’est engagé dans la lutte contre le narcotrafic, un combat personnel depuis le meurtre de son grand frère Brahim en 2020, rapporte TopTribune.
Amine Kessaci, qui avait rejoint la liste du Printemps Marseillais pour les élections municipales, souhaite faire de Marseille une vitrinde dans cette lutte. Il plaide pour un vrai soutien aux familles touchées par la violence du narcotrafic, ainsi qu’un « dépaysement » pour les jeunes désirant quitter ces réseaux dangereux.
Une « lutte à mort »
Fondateur de l’association « Conscience », Kessaci a été particulièrement affecté par la mort de son frère Mehdi Kessaci, abattu en novembre dernier à l’âge de 20 ans. Ce drame, survenu dans le centre-ville de Marseille, est considéré comme un « assassinat d’avertissement » lié à des affaires de narcotrafic.
Ce crime, soupçonné d’être lié à la DZ Mafia, a choqué la communauté marseillaise et suscité des enquêtes. Plusieurs personnes ont été mises en examen dans cette affaire. Amine Kessaci, ayant mené sa campagne sous protection policière, a qualifié son combat contre les réseaux criminels de « lutte à mort ». Cette détermination reflète l’urgence de combattre le fléau des réseaux de trafic qui affectent Marseille.